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Liberia

Présidentielle au Liberia: l’audience à la Cour suprême reportée à vendredi

A Monrovia, une affiche appelle à des élections apaisées au Liberia pour ce mardi 10 octobre 2017.
A Monrovia, une affiche appelle à des élections apaisées au Liberia pour ce mardi 10 octobre 2017. Zoom DOSSO / AFP

Au Liberia, l’audience de la Cour suprême sur des allégations d'irrégularités lors du premier tour de l'élection présidentielle du 10 octobre, qui devait avoir lieu ce jeudi, est finalement reportée à demain. Une décision qui renforce les incertitudes qui pèsent sur l'organisation à la date prévue du second tour de l'élection. Il est normalement prévu pour mardi prochain et doit départager l'ex-star du football George Weah et le vice-président sortant, Joseph Boakai.

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Devant la Cour suprême, la Commission électorale (NEC) devra expliquer pourquoi le recours introduit par le Parti de la liberté, dont le candidat Charles Brumskine a été battu, n’est pas fondé à ses yeux. Le Parti de la liberté, qui est soutenu par deux autres formations, dont celle de Joseph Boakai, a fait circuler ce qu’il considère comme des « preuves ».

Il y a des photos de procès-verbaux dont les colonnes de chiffres sont un peu farfelues : le total ne correspond pas à la somme des éléments. Dans les médias locaux, la Commission fait valoir qu’il s’agit de faux procès-verbaux, qui ont servi à la formation des agents des bureaux de vote.

C’est la Cour suprême qui aura le dernier mot, ce vendredi. Parmi les juges, on trouve l’épouse d’un homme politique bien en vue, le représentant Edwin Snowe. Mais le vice-président sortant veut croire à l’impartialité du tribunal. C’est du moins ce que Joseph Boakai a expliqué, il y a quelques minutes, au téléphone, à un groupe de journalistes étrangers.

Les tensions sont vives à Monrovia en ce moment, et RFI lui a demandé s’il y avait des risques de violence en cas d’annulation du premier tour, ce qui entraînerait le report du second. Pour le vice-président sortant, les risques sont réels. Et il jette la pierre au parti de George Weah. « La Coalition pour le changement démocratique, dit-il, ne cesse de harceler les militants de son parti de l’Unité. »

Nous respecterons la décision de la Cour quelle qu’elle soit, mais nous avons dit clairement que le premier tour de scrutin, le 10 octobre, a été entaché d’irrégularités, que beaucoup de gens ont été privés, par le fait même, de leur droit de vote et que des fraudes ont été commises.

Joseph Boakai, candidat du Parti de l'unité et vice-président sortant

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