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Congo-B

Congo-B: un général de l'armée proche de Sassou-Nguesso interpellé par la police

Le général congolais Norbert Dabira (à dr.), en 2005, lors du procès sur l'affaire des «disparus du Beach» à Brazzaville, lors duquel il avait été acquitté.
Le général congolais Norbert Dabira (à dr.), en 2005, lors du procès sur l'affaire des «disparus du Beach» à Brazzaville, lors duquel il avait été acquitté. AFP PHOTO / GG Kitina

Fidèle parmi les fidèles du régime de Brazzaville, le général Norbert Dabira a été interpellé mercredi 10 janvier par les services de police qui le maintiennent en garde à vue à la Direction générale de surveillance du territoire (DGST). Originaire de la même région que le président Denis Sassou-Nguesso, cet ancien inspecteur de l'armée serait soupçonné d'avoir voulu « fomenter » un coup d'Etat en 2017.

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« Le général Norbert Dabira va passer sa deuxième nuit de suite à la DGST », a indiqué jeudi soir à RFI l’un de ses avocats. La nouvelle de l'interpellation de cet officier supérieur très proche du président Denis Sassou-Ngesso a longtemps circulé sur les réseaux sociaux, avant d'être confirmée par des sources policières.

Ancien inspecteur des Forces armées congolaises (FAC) et ex-Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, le général Dabira serait soupçonné d'avoir voulu renverser les institutions de la république en 2017, selon ses proches qui ne donnent pas plus de détails.

Agé de 69 ans, Norbert Dabira est le patron de Digital Radio Télévision (DRTV), une chaîne qu'il a créée en 2002 et diffusée à Brazzaville et à Pointe-Noire, les deux principales agglomérations congolaises.

Son interpellation coïncide avec le limogeage ce jeudi 11 janvier du général Nianga Ngatsé Mbouala jusque-là commandant de la garde républicaine qui a été aussitôt remplacé par son adjoint.

L'interpellation de l'un et le limogeage de l'autre ont-ils un lien ? S'agit-il d'une guerre de clans au sein du pouvoir ? Autant de questions que se posent les Congolais qui attendent le jugement d'un certain nombre d'opposants en garde à vue prolongée dont le général Jean-Marie Michel Mokoko et l'ancien ministre André Okombi Salissa, tous deux candidats malheureux à la présidentielle de 2016.

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