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Cameroun

Cameroun anglophone: qui sont les leaders séparatistes toujours introuvables?

(Photo d'illustration) Un policier au siège du principal parti d'opposition, SDF, à Bamenda au Cameroun anglophone, le 22 février 2018.
(Photo d'illustration) Un policier au siège du principal parti d'opposition, SDF, à Bamenda au Cameroun anglophone, le 22 février 2018. Reinnier KAZE/AFP

Au Cameroun, on est toujours sans nouvelles des séparatistes anglophones arrétés au Nigeria le 5 janvier dernier et extradés vers le Cameroun fin janvier. Aucune des autorités camerounaises jointes ce lundi 12 mars n'a donné suite à nos sollicitations sur le sujet. Un dossier traité dans le plus grand secret.

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Pas une photo, pas de vidéo et aucune information sur le lieu de détention des séparatistes anglophones n'ont circulé depuis leur retour en territoire camerounais. Les autorités n'ont même jamais officiellement divulgué leur identité.

Le 29 janvier dernier, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, avait confirmé l'extradition du Nigeria de 47 séparatistes, mais il n'avait cité qu'un nom : celui de Sisiku Ayuk Tabé. Un ancien ingénieur informatique devenu ennemi numéro 1 de Yaoundé depuis qu'il s'est proclamé président de la République fédérale d'Ambazonie en octobre dernier.

Il serait détenu avec 9 autres cadres du mouvement : professeurs, responsables dans l'humanitaire ou anciens journalistes, arrêtés le 5 janvier à Abuja, la capitale fédérale nigériane, alors qu'ils tenaient une réunion consacrée à la « crise des réfugiés ».

Attente du jugement

Selon des sources sécuritaires nigérianes, les autres séparatistes retenus appartiendraient à un groupe arrêté lors d'une opération dans l'Etat de Taraba, le 31 décembre 2017. Conformément à la procédure, ils devraient être traduits devant les tribunaux une fois les charges établies. En attendant, ni les organisations de défense des droits de l'homme ni les avocats n'ont eu accès aux séparatistes, en dépit de leurs démarches légales.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux samedi 10 mars, le groupe des ADF, les Forces de défense d'Ambazonie, demande aux autorités camerounaises de leur fournir des preuves de vie des 47 séparatistes dans un délai de 48h, sans quoi ils menacent de tuer le délégué régional des affaires sociales pour le Nord-Ouest, enlevé le 24 février dans la localité de Batibo.

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