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Soudan du Sud

Soudan du Sud: Riek Machar bientôt libre?

Riek Machar, ici en julliet 2015.
Riek Machar, ici en julliet 2015. REUTERS/Thomas Mukoya

L’ex-vice-président du Soudan du Sud Riek Machar va-t-il être libéré ? Cette semaine, Igad, le bloc régional qui regroupe huit pays est-africains a annoncé la levée de son assignation à résidence. Riek Machar est assigné à domicile en Afrique du Sud depuis un an et demi, depuis une recrudescence des combats en juillet 2016 entre ses troupes et celles du président du Soudan du Sud Salva Kiir.

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Le communiqué de l’Igad annonce la libération de Riek Machar le plus vite possible, mais à condition qu’il accepte de renoncer à la violence, ne pas entraver le processus de paix en cours et de s’installer dans une région éloignée du Soudan du Sud.

Des conditions inacceptables, selon son épouse Angelina Teny, également membre du principal mouvement d’opposition : « Il a été placé en résidence surveillée sans aucune procédure officielle. Nous ne savons même pas pourquoi il est là-bas. C’est pourquoi nous sommes étonnés que l’Igad pose des conditions à sa libération. Ils disent qu’il doit renoncer à la violence, mais est-il personnellement responsable de la violence sur le terrain ce moment ? »

Machar a été mis à l’écart par le bloc régional après une flambée de violences entre ses troupes et celles loyales au président Salva Kiir il y a 2 ans. Depuis, les négociations pour relancer un accord de paix signé en 2015 se font  sans lui.

Pourquoi vouloir exclure mon mari ? s’insurge l’opposante, il est le leader du principal mouvement signataires de l’accord de paix. « Pourquoi n’est-il pas inclus dans les négociations de paix ? Il est le leader du principal mouvement signataire des accords de paix. Depuis qu’on a été chassés de Juba en 2016, notre organisation IO a été mise à l’écart. Cela a poussé le gouvernement à être intransigeant et à avoir une attitude belligérante, ce qui n’a fait que provoquer une escalade de la crise au Soudan du Sud. De notre côté, nous avons respecté nos engagements. Nous avons relâché les prisonniers politiques, nous nous sommes tenus aux points énoncés dans cet accord.  Alors que Juba a refusé de mettre en place l’accord de cessation des hostilités. Au lieu de respecter certains points de cet accord et relâcher les prisonniers politiques, ils ont jugé certains de ces prisonniers et les ont condamnés à mort. Et Igad n’a rien dit. »

Une reprise des discussions est d’ailleurs prévue le mois prochain.

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