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Kenya

Le mea culpa d'Uhuru Kenyatta devant le Parlement

Le président Uhuru Kenyatta au palais de Buckingham, à Londres, le 19 avril 2018.
Le président Uhuru Kenyatta au palais de Buckingham, à Londres, le 19 avril 2018. Daniel Leal-Olivas/Pool via Reuters

Le président Kenyatta a fait hier la première adresse à la nation de son second et dernier mandat. Il a fait le bilan de son action, mais il est également revenu sur sa réconciliation avec l’opposant Raïla Odinga scellée le 9 mars. On attend toujours que leur accord se mette concrètement en place. En attendant, devant les deux chambres du Parlement réunies, le chef de l’Etat a demandé aux leaders de changer leur façon de faire de la politique. Et il a même demandé pardon pour le « tort » qu'il aurait éventuellement causé.

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« Si nous ne mettons pas fin à une compétition politique sans limite, ce sera la fin du Kenya, a déclaré Uhuru Kenyatta. Nous avons échoué à remplir notre devoir et à préserver l’unité du pays. Nous devons réparer le mal qui a été fait. Et s’il y a quoi que ce soit que j’ai pu dire l’an dernier qui vous a blessé, si j’ai abîmé l’unité de ce pays d’une quelconque manière, je vous demande de me pardonner, et de vous joindre à moi pour corriger ce tort. »

Le chef de l'Etat s'emploie ensuite à démontrer que la réconciliation avec son « honorable » premier opposant permet l'unité du pays malgré les divergences. « Je ne suis pas le seul leader qui a ressenti le besoin de restaurer l’unité : l’honorable Raïla Odinga l’a aussi ressenti. Donc laissez-moi faire l’éloge de sa stature d’homme d’Etat quand, le 9 mars, lui et moi nous sommes engagés dans la réconciliation. Nous n’avons pas immédiatement résolu tous les problèmes des Kényans, nous ne nous sommes pas non plus mis d’accord sur toutes les solutions. Unité ne veut pas dire unanimité. Nous nous sommes unis parce que le Kenya nous appartient à tous. Mais nous devons changer notre approche de la compétition politique. Nous sommes fiers de notre héritage culturel, mais notre identité ethnique ne doit être notre identité politique. Nous avons fait cela pendant un demi-siècle, et cela nous a presque détruits. Nos leaders ont trop longtemps manipulé l’ethnicité pour conquérir le pouvoir. Nous devons changer maintenant afin que nos enfants atteignent l’âge adulte dans un Kenya totalement différent. »

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