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Venezuela

Venezuela: au lendemain d'un scrutin boycotté, l'opposition reste poing levé

La députée et porte-parole de la MUD Delsa Solorzano s'adresse aux journalistes le 3 mai 2018 à Caracas.
La députée et porte-parole de la MUD Delsa Solorzano s'adresse aux journalistes le 3 mai 2018 à Caracas. Luis ROBAYO / AFP

Le Conseil national électoral a publié lundi 21 mai un bulletin presque définitif des résultats. Le président Nicolas Maduro a finalement recueilli plus de six millions de votes. La participation, de 46%, a été la plus faible de toutes les élections présidentielles au Venezuela. Le scrutin avait été boycotté par la MUD, coalition de l'opposition.

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Le scrutin a été décrié par une grande partie de la communauté internationale.
Le Groupe de Lima par exemple, qui rassemble 14 pays du continent latino-américain, a notamment précisé lundi dans un communiqué qu'il avait décidé de rappeler les ambassadeurs des pays du groupe au Venezuela.

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Le processus électoral et le scrutin ont également été critiqués et boycottés par la coalition d'opposition MUD « faute de garanties électorales » selon elle. Mais pour cette opposition, «  le combat continue ! », ont répété devant une foule de journalistes plusieurs dirigeants de la coalition d'opposition au lendemain de la présidentielle qu'ils ont boycotté. Parmi eux, la députée Delsa Solorzano qui assure que l'opposition fera tout pour obtenir le changement.

« Je sais que c'est très difficile parce que l'abstention de ce dimanche ne résout pas aujourd'hui les problèmes des Vénézuéliens. Aujourd'hui encore, ils ne savent pas avec quel argent ils vont faire leurs courses, les mamans ne savent pas si elles vont trouver du lait. Mais ce dimanche nous avons fait une action concrète : le peuple a désobéi à la dictature. Et nous allons proposer d'autres actions concrètes et ponctuelles : le régime doit bien comprendre que cette force démocratique que nous représentons ne va pas se rendre ! »

L'objectif de la coalition reste le même : obtenir une présidentielle « avec des garanties électorales ». Et pour ce faire, elle en appelle à l'union.

« La stratégie immédiate, c'est d'organiser le peuple et de travailler pour reconstruire l'unité de tous ceux qui veulent un changement, a déclaré Omar Barboza, président de l'Assemblée nationale. Nous n'émettons aucune réserve à rencontrer les candidats Henri Falcon et Javier Bertucci. Notre objectif central, c'est d'unir tous ceux qui veulent que le Venezuela change, sans exclure personne. »

De son côté, Henri Falcon, principal adversaire de l'actuel chef de l'Etat, avait annoncé dès dimanche soir qu'il demandait l'organisation d'une nouvelle élection, ne reconnaissant pas les résultats du Conseil national electoral. Lundi, il n'a pas tenu de conférence de presse, mais il a assuré sur twitter qu'il continuera « à travailler pour des élections justes ».


Les Etats-Unis annoncent de nouvelles sanctions contre le Venezuela

« J'ai pris des mesures pour empêcher le régime Maduro de liquider les actifs du Venezuela. Cet argent appartient au peuple vénézuélien. Le pays en aura besoin pour reconstruire son économie », écrit Donald Trump dans un communiqué.

Au lendemain d'un scrutin contesté, l'hôte de la Maison Blanche appelle le dirigeant vénézuélien - qu'il refuse de qualifier de président - à restaurer la démocratie, à organiser des élections justes et libres, et à mettre un terme à la répression. Concrètement, le décret signé par Donald Trump interdit aux citoyens américains et aux entreprises toute transaction sur la dette vénézuélienne, et tout achat d'actifs dans les entités détenues à plus de 50% par l'Etat vénézuélien.

« L'élection au Venezuela est une farce, les Etats-Unis ne resteront pas les bras croisés », avait prévenu dans la matinée le vice-président Mike Pence. Ces nouvelles sanctions s'ajoutent à un arsenal déjà étendu de mesures prises contre les autorités vénézuéliennes. Plus de 70 responsables au pouvoir à Caracas sont déjà ciblés par des sanctions américaines.

(Avec notre correspondante à Washington,  Anne Corpet)

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