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Soudan du Sud

Le gouvernement sud-soudanais s'en prend aux Etats-Unis, à l'UE et leurs alliés

Le président sud-soudanais Salva Kiir attend une réunion avec le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, à Juba, le 18 avril 2018.
Le président sud-soudanais Salva Kiir attend une réunion avec le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, à Juba, le 18 avril 2018. Stefanie Glinski / AFP

La contre-attaque rhétorique du gouvernement sud-soudanais après l'échec des négociations ce mercredi à Addis-Abeba : l'ambassadeur du gouvernement de Juba en Ethiopie a organisé une conférence de presse ce samedi 26 mai. James Morgan a dit tout le mal qu'il pensait des Etats-Unis, de l'Union européenne et de leurs alliés.

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Les Etats-Unis aiment-ils le Soudan du Sud davantage  que Salva Kiir lui-même ?
James P. Morgan défend l'amour de son gouvernement pour ses concitoyens après près de cinq ans de guerre civile qui ont fait 4,6 millions de réfugiés ou déplacés internes, plus d'un quart de la population.

En cause, selon l'ambassadeur : la volonté de pouvoir des oppositions et le soutien que leur apporteraient les Etats-Unis notamment après les sanctions individuelles décidées il y a quelques mois. « Ce sont des civils, les officiers du gouvernement. Ils ne jouent aucun rôle  dans les affaires militaires », a-t-il souligné.

Les sanctions sont aussi sur la table des organisations régionale ou sous-régionale. L'Union africaine les a évoquées. De source diplomatique, le Conseil des ministres de l'IGAD doit en discuter mercredi prochain à Addis-Abeba. Selon cette même source, le groupe de surveillance du cessez-le-feu CTSAMM (Ceasefire and Transitional Security Arrangments Monitoring Mechanisms) a identifié plusieurs responsables de violations.

« La plupart du temps CTSAMM est à Nairobi ou a Addis-Abeba. Ils reçoivent les rapports par téléphone, ce sont les rebelles qui les leur fournissent. Et ces rapports sont faux, car nous avons aussi des gens sur le terrain », déclare l'ambassadeur.   

L'ambassadeur sud-soudanais en Ethiopie affirme quand même que le gouvernement est prêt à sanctionner même dans son propre camp, mais avec de vraies preuves, dit-il.

 

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