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Kenya

Kenya: nouvelle apparition commune du président Kenyatta et de l’opposant Odinga

A gauche le président kenyan Uhuru Kenyatta et Raila Odinga, leader du parti d'opposition (NASA), le 9 mars 2018 à Nairobi, au Kenya.
A gauche le président kenyan Uhuru Kenyatta et Raila Odinga, leader du parti d'opposition (NASA), le 9 mars 2018 à Nairobi, au Kenya. ©SIMON MAINA/AFP

Au Kenya, encore un nouveau geste en faveur de la réconciliation politique. Ce jeudi matin 31 mai, lors du « National Prayer Breakfast », une cérémonie œcuménique annuelle destinée à prier pour le pays, le président Kenyatta et son principal opposant Raïla Odinga, ont à nouveau montré à tous qu'ils avaient fait la paix. Une nouvelle étape après leur réconciliation historique début mars, suite à la violente crise électorale de 2017.

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Uhuru Kenyatta et Raïla Odinga, tout sourire, se serrant la main vigoureusement, se donnant des accolades et s'appelant « mon frère ». La scène confirme leur spectaculaire réconciliation du mois de mars. Devant les responsables politiques, religieux et économiques, l'opposant a déclaré que leur rapprochement avait aidé le pays, stabilisé la monnaie, la bourse, et que le Kenya avait retrouvé la paix.

Raïla Odinga a même plaisanté, disant que le cas kényan avait inspiré les Corées du Nord et du Sud. Badine, l'atmosphère était également empreinte de pardon. Uhuru Kenyatta a dit que lui et son adversaire avaient tenu des propos désagréables l'un envers l'autre durant l'élection, qu'ils s'étaient fait mal. Le président a conclu en demandant à Odinga de lui pardonner. Mais le chef de l'Etat est allé plus loin. Il a invité sur l'estrade son vice-président William Ruto et l'opposant Kalonzo Musyoka.

William Ruto est en campagne permanente pour l'élection de 2022. Et la rhétorique s'est tendue entre son clan et celui d'Odinga. Or à son tour, le vice-président s'est excusé pour ce qui s'est passé pendant la campagne. « Nous devons résister et ne pas tomber dans la haine », a-t-il proclamé. « Je te pardonne et que dieu te bénisse », lui a répondu Musyoka. Une scène pleine de bons sentiments, et inimaginable il y a encore quelques mois. Reste à savoir si cette bonne volonté affichée résistera à l'approche des prochaines élections, alors que les couteaux sont déjà tirés entre les différents camps politiques.

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