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RCA

RCA: deux Français dans le collimateur de la justice

Des habitants du quartier musulman PK5 en colère après des attaques contre eux, le 10 avril 2018 (photo d'illustration).
Des habitants du quartier musulman PK5 en colère après des attaques contre eux, le 10 avril 2018 (photo d'illustration). FLORENT VERGNES / AFP

En Centrafrique, deux Français sont dans le collimateur de la justice. Il leur est reproché d'être complices des récentes violences qui ont eu lieu dans la capitale centrafricaine il y a un mois. Une enquête judiciaire a été ouverte concernant dix chefs d'accusation, dont ceux de terrorisme et d'assassinat.

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Christophe Reinetau et Bernard Cousin, ces deux noms sont sortis publiquement pour la première fois le 2 mai dernier dans la bouche Faustin-Archange Touadéra, puis répétés par le président centrafricain lors d'une interview accordée à France 24 la semaine dernière.

Dimanche, le procureur général Eric Didier Tambo a, dans un communiqué, annoncé qu'une enquête judiciaire avait été ouverte à l'encontre des deux Français, après les violences qui ont fait 24 morts et une centaine de blessés le 1er mai. Il leur est reproché d'être complices du général Force, un chef d'autodéfense du PK5 et d'être proches des rebelles de la Seleka.

Actes de terrorisme, assassinat, ou atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat font partie des dix chefs d'accusation pour lesquels un mandat d'arrêt international devrait être livré dans les prochains jours par un juge d'instruction.

On ne connaît pas grand-chose sur ces deux Français qui ne se trouvent actuellement pas en Centrafrique. Christophe Raineteau se présente, sur les réseaux sociaux, comme un expert en géopolitique et gérant d'une mine en Sierra Leone, et assure n'avoir jamais cherché à déstabiliser le président Touadéra. Quant à Bernard Cousin, personne ne semble le connaître.

Dans son communiqué, le procureur affirme avoir transmis des preuves accablantes sous forme de photos et d'enregistrements sonores au juge d'instruction chargé des poursuites. De son côté, la France n'a toujours pas réagi officiellement à ces accusations.

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