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Démographie / Enfance

Documentaire: les «enfants fantômes», un défi pour l'Afrique

Le quartier de Cynthia, à Kolda en Casamance, où plus de 500 enfants sont sans identité.
Le quartier de Cynthia, à Kolda en Casamance, où plus de 500 enfants sont sans identité. RFI / Charlie Dupiot

Ils sont 230 millions dans le monde. Des « enfants fantômes », sans état civil, non déclarés par leurs parents à la naissance. Ils ne peuvent pas rentrer en classe de sixième, ne peuvent souvent pas voter. Le phénomène est mondial, mais il touche beaucoup de pays africains comme la RDC ou l'Ethiopie. L'Afrique subsaharienne tout entière est concernée. Un documentaire sur le sujet est diffusé lundi 2 juillet, à 20h30 sur la chaîne LCP puis sur Canal+ Afrique.

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C'est un voyage à la rencontre des « enfants fantômes ». D'abord en Casamance au Sénégal, où 20 à 30% des enfants sont nés invisibles. L'idée du documentaire part du livre d'Abdoulaye Harissou, présent lors de la projection.

« Le réalisateur a compris le problème, salue le notaire et juriste camerounais. Il est allé toucher du doigt là où ça fait mal. J'espère que ce film fera prendre conscience aux Etats, aux élites africaines et aux organisations internationales qui doivent apporter leur aide. L'enfant fantôme, c'est un enfant qui n'existe pas. »

Dans le documentaire, la journaliste Dominique Tchimbakala de TV5 Monde interroge les enfants, et surtout leurs parents à la recherche des raisons de leur méconnaissance de l'état civil. Il y a cette jeune fille qui attend son acte de naissance pendant trois mois. Sans ce sésame, impossible pour elle de rentrer en sixième.

L'enfant fantôme, c'est un enfant qui n'existe pas.

REPORTAGE

« Il y a un grand absent, c'est la volonté des gouvernements »

Pour le réalisateur Clément Alline le tournage aura duré trois semaines et il a été « vertigineux ». « On s'apercevait que la tâche était immense et qu'il y a un grand absent, c'est la volonté de l'Etat, la volonté des gouvernements à vouloir vraiment endiguer ce problème », déplore-t-il.

Et il est urgent d'agir. D'après l'Unicef, dans l'Afrique subsaharienne de 2030, si rien n'est fait, 115 millions d'enfants seront des « enfants fantômes ».

Les enfants qui sont nés dans les milieux urbains sont beaucoup plus souvent enregistrés que les enfants qui naissent dans les zones rurales.

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