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Ethiopie

Ethiopie: troubles dans la région de l'Ogaden

Depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre Abiy Ahmed (photo), le président Ilay était dans le collimateur d'Addis-Abeba.
Depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre Abiy Ahmed (photo), le président Ilay était dans le collimateur d'Addis-Abeba. Samuel Gebru / AFP

La situation s'est brutalement tendue samedi 4 août dans le sud-est de l'Ethiopie. Des affrontements ont éclaté dans la ville de Jijiga, principale localité de l'Ogaden, des clashs entre l'armée fédérale et une force paramilitaire locale. Le bilan est incertain. L'Ogaden, région musulmane peuplée d'habitants d'ethnie Somali, connaît des troubles depuis presque trois ans maintenant.

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Difficile de dire comment les combats ont commencé. En tout cas, selon plusieurs sources, l'armée fédérale a affronté la police Liyu, une force paramilitaire créée en 2007, pour combattre les rebelles de l'ONLF, actifs dans la région. D'ethnie somalie, bien armée et aguerrie, elle rassemblerait 40 000 à 50 000 hommes. Ces violences auraient entraîné des pillages de commerces et des destructions de bâtiments.

Un développement inquiétant notamment parce que la police Liyu est aux ordres d'Abdi Ilay, le puissant président de la région Ogaden. Très contesté par une partie de la population, plusieurs organisations l'accusent de violations des droits de l'homme et de divers trafics entre la Somalie et l'Ethiopie.

Or depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre Abiy Ahmed, le président Ilay était dans le collimateur d'Addis Abeba. L'Etat central pourrait avoir tenté un coup de force contre lui. Samedi soir, son sort était d'ailleurs incertain.

En tout cas selon un spécialiste, cette intervention militaire est « illégale, car le pays n'est plus dans un régime d'état d'urgence ». Il juge l'opération d'autant plus dangereuse que depuis 4 mois le pouvoir cherchait à réconcilier le pays.

L'armée, elle, déclare qu'elle restaurera l'ordre par tous les moyens. De son côté l'ONLF accuse le gouvernement de vouloir prendre le contrôle de l'administration régionale. Les rebelles demandent des négociations avec Addis-Abeba.

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