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Namibie: ouverture du 38e sommet des chefs d'Etats de la SADC

Un délégué se tient devant les drapeaux des pays membres de la SADC le 20 août 2017 à Pretoria. (Image d'illustration)
Un délégué se tient devant les drapeaux des pays membres de la SADC le 20 août 2017 à Pretoria. (Image d'illustration) GULSHAN KHAN / AFP

C'est l'ouverture ce vendredi 17 août à Windhoek du sommet des chefs d'Etat de la SADC, la communauté de développement de l'Afrique australe. C'est la Namibie, pays organisateur, qui prend la tête de l'organisation après l'Afrique du Sud. Au menu des discussions, l'intégration régionale, bien sûr, alors que plusieurs Etats membres souffrent de graves crises économiques. Mais sur la table des chefs d'Etats, on trouve aussi quelques dossiers brûlants comme les processus électoraux en République démocratique du Congo, au Zimbabwe, à Madagascar ou encore aux Comores.

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Le président Joseph Kabila, qui avait boudé le mini-sommet de Luanda pourtant consacré à la situation dans son pays, est arrivé à Windhoek jeudi avec une importante délégation, notamment le président de la commission électorale, Corneille Nangaa. Le chef de l'Etat congolais vient de désigner un dauphin. « Un soulagement », confie un de ces chefs d'Etat de la SADC, mais Joseph Kabila doit encore convaincre que le processus électoral peut garantir la stabilité dans son pays.

Présent également, le tout récemment élu Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe. Il s’agit pour lui d’un grand oral car si le processus électoral a rassuré, le comportement de l'armée qui a tiré sur des manifestants peu après le scrutin inquiète.

La SADC suit aussi de près la situation au Lesotho, elle y a une mission de maintien de la paix. Pour preuve, c'est en compagnie du nouveau médiateur nommé par l'organisation que le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, président sortant de la SADC, a fait son entrée ce jeudi.

Avec quatre nouveaux chefs d'Etat, beaucoup espèrent qu'une nouvelle dynamique va s'imposer au sein de l'organisation, tant sur le plan politique qu'économique. Ces changements politiques intervenus notamment au Zimbabwe, en Afrique du sud ou en Angola se sont aussi imposés à cause d'une détérioration dans ces pays de la situation économique sur fond d'accusations de mauvaise gestion.

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