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Soudan du Sud

Les négociations pour la paix au Soudan du Sud toujours aussi laborieuses

Au Soudan du Sud, une déplacée interne récupère de l'eau dans le Sud (marais), près de la ville de Nyal, le 19 août.
Au Soudan du Sud, une déplacée interne récupère de l'eau dans le Sud (marais), près de la ville de Nyal, le 19 août. REUTERS/Andreea Campeanu

La semaine dernière les différentes parties ont approuvé une ultime version de l'accord de paix. Depuis, les négociations menées par l'autorité régionale IGAD portent sur l'application concrète de ces mesures. Des blocages demeurent et les discussions prennent du retard, malgré une forte pression diplomatique.

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Depuis samedi, les parties décortiquent la matrice. Un calendrier de 33 pages détaillant toutes les étapes du processus de paix. Lorsque ce document sera adopté, l'IGAD se réunira et tout sera enfin prêt pour une ultime cérémonie de signature de l'accord de paix.

L'organisation régionale prévoyait deux jours pour l'adoption de la matrice. On a largement dépassé le délai et les tensions restent bien présentes. Samedi, les rebelles de Riek Machar ont accusé l'armée d'avoir attaqué dans l'Etat de Yei River. Ensuite, le général Cirillo, chef du groupe NAS, a reproché aux garants de l'accord, l'Ouganda et le Soudan, de faire passer leurs intérêts économiques et sécuritaires avant la paix.

En effet, selon un observateur, « Khartoum met la pression, voire utilise la menace pour obtenir un accord final ». Pour le Soudan, l'enjeu est crucial puisque le pétrole de son voisin est vital pour son économie.

En attendant, une cérémonie inédite se tiendra ce mardi à Khartoum. Dix-huit réfugiés venus de six pays se verront remettre l'accord paraphé la semaine dernière. Ils pourront poser leurs questions aux signataires. « On considère enfin ces populations, alors qu'elles n'ont pas pu participer aux négociations. Leur avis pourrait aider à affiner la matrice. C'est un moindre mal » explique Arnauld Akodjenou, conseiller spécial du HCR. Ce dernier espère ensuite que l'organisation puisse aider à disséminer l'accord final chez les quelque 2 millions et demi de réfugiés.

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