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RDC

RDC: violente attaque à Beni de présumés combattants ADF

Des heurts ont opposé mercredi 17 août à Beni des manifestants aux forces de l'ordre qui, après avoir tiré en l’air, ont jeté des gaz lacrymogène et chargé la foule. Même scénario deux mois plus tard, après une nouvelle attaque.
Des heurts ont opposé mercredi 17 août à Beni des manifestants aux forces de l'ordre qui, après avoir tiré en l’air, ont jeté des gaz lacrymogène et chargé la foule. Même scénario deux mois plus tard, après une nouvelle attaque. Charly Kasereka / AFPTV / AFP

Au moins 12 personnes ont été tuées dans la soirée du samedi 20 octobre à Béni (Nord-Kivu), d'après un premier bilan fourni par le bourgmestre de la commune de Rwenzori et la société civile. La population est descendue dans la rue pour manifester contre cette énième attaque en pleine ville de Béni.

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Selon le récit de l’armée et de la police, c’est vers 18 heures que les présumés combattants ADF se sont introduits dans la ville, par la commune Rwenzori, contournant une position de l’armée.

Munis d’armes à feu et de machettes, ils se sont attaqués à la population civile, tuant une dizaine de personnes. D’autres civils ont été kidnappés et plusieurs maisons pillées. L’affrontement avec l’armée a duré environ quatre heures.

Dimanche matin, plusieurs corps gisaient encore par terre provoquant la colère de la population qui est descendue dans la rue. Le bâtiment de la mairie a été la cible de projectiles et plusieurs autres cas de casse ont été rapportés. L’armée et la police ont tiré pour disperser les manifestants.

Plusieurs jeunes présumés auteurs de ces actes de casse ont été interpellés. Dans la ville, la situation est toujours tendue. La majorité de ceux des habitants de la commune de Rwenzori qui se sont réfugiés au centre de Béni n’ont pas encore regagné leurs domiciles craignant d’autres incursions des présumés combattants ADF.

L’armée se montre prudente, même en termes de bilan, et a promis de renforcer son dispositif dans la zone. Des troupes de la brigade d’intervention de la MONUSCO, la mission de l’ONU, qui étaient en soutien à l’armée lors de la riposte, continuent les patrouilles comme d’habitude. Du côté, justement, de l’ONU, on se dit davantage préoccupé étant donné que parmi les victimes il y a quatre femmes et un enfant.

Selon le baromètre sécuritaire du Kivu, un projet conjoint mené par Human Rights Watch et le Groupe d’études sur le Congo, au moins 235 personnes ont été tuées au cours de plus de 100 attaques menées à Béni, entre janvier et septembre de cette année.

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