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Mali

Mali: le gouverneur de Kidal presse les professeurs de reprendre leurs postes

Dans une école de la région de Kidal (image d'archives).
Dans une école de la région de Kidal (image d'archives). KAMBOU SIA / AFP

Les enseignants de la région de Kidal, dans le nord du Mali, ont jusqu'au 30 octobre pour regagner leur poste. C'est le gouverneur de Kidal, Sidi Mohamed Ag Ichrach, qui leur a fixé cet ultimatum. Seuls 10% des enseignants qui auraient dû faire leur rentrée le 1er octobre dans la région ont pris leur fonction. Une décision le plus souvent justifiée par des raisons de sécurité. Mais pour le gouverneur, la situation a trop duré.

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Pas moins de 460 enseignants ont été affectés à la région de Kidal pour cette rentrée, mais seule une trentaine a pris son poste. Les autres préfèrent rester à Gao ou dans la capitale plutôt que de prendre des risques.

Ils ne sont pas les seuls : la moitié des directeurs techniques nommés à Kidal sont eux aussi encore à Bamako. Preuve pour les enseignants que la sécurité n’est pas revenue et qu’on ne peut rien exiger d’eux.

« Nous ne pouvons pas prendre nos fonctions tant que l’administration et l’armée ne sont pas présentes dans la région », explique un représentant du Collectif des syndicats de l’éducation des régions du Nord.

Le gouverneur qui exige le retour de ces gens, même son cabinet n'est pas à Kidal ; les enseignants ont même peur d'aller travailler dans certaines zones de la région de Gao et de Tombouctou, à plus forte raison d'aller à Kidal où il n'y aucune présence, ni de l'armée, ni de l'administration générale.

Les réticences des fonctionnaires n’ont pour l’instant pas eu raison de la fermeté du gouverneur, Sidi Mohamed Ag Ichrach, qui maintient son avertissement : ceux qui refusent de déménager n'ont qu'à demander une mutation, explique t-il. Si au 30 octobre ils n'ont pas regagné leur poste, ils seront considérés comme démissionnaires, et verront leur salaire suspendu.

En attendant, dans la plupart des établissements, ce sont des jeunes volontaires qui assurent l'école. D'anciens élèves qui malgré leurs bonnes intentions n'ont souvent pas le niveau requis.

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