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RCA

RCA: hommage écourté à Berengo pour l'anniversaire de la mort de Bokassa

Jean-Serge Bokassa, fils de l'empereur Bokassa, devant la statue de son père, dans l'ancienne résidence de la famille transformée aujourd'hui en centre de formation militaire, à Berengo, le 3 novembre 2018.
Jean-Serge Bokassa, fils de l'empereur Bokassa, devant la statue de son père, dans l'ancienne résidence de la famille transformée aujourd'hui en centre de formation militaire, à Berengo, le 3 novembre 2018. RFI/Gaël Grilhot

En Centrafrique, la famille Bokassa a célébré ce samedi  3 novembre le 22e anniversaire de la mort de l'empereur. La famille se réunit tous les ans à cette date dans la propriété de Berengo, mais cette année cela n'aura été qu'une courte cérémonie sur place car Berengo est devenu un camp d'entraînement militaire. Reportage.

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C'est une cérémonie courte et sobre. La famille Bokassa dépose une gerbe sur la tombe de leur parent. La résidence de Berengo autrefois palais de Bokassa est désormais occupé par de nombreuses tentes militaires. Une occupation temporaire selon le maire de la commune Roger Oquapenguia.

« Berengo n'est pas occupé définitivement par l'Etat. Non. L'Etat, le ministère de l'Habitat a pris un arrêté pour la construction d'une base militaire à côté de Berengo. Cela fait 41 hectares. Le gouvernement centrafricain doit se mettre au travail pour construire une base militaire. Et le domaine de Bokassa, une fois que les travaux seront terminés, reviendra de droit à la famille Bokassa ». 

Pour Jean-Serge Bokassa un des fils de l'empereur, ancien ministre du président Touadéra, il est difficile d'accepter cette situation.

« C'est ce que j'ai cru bon dire au début de mes propos c'est que nous sommes invités chez nous. Maintenant la réquisition nous a été imposée à notre insu. Donc ma frustration et celle de ma famille ne tient pas lieu du fait que ces Russes soient présents, mais c'est plutôt la désacralisation, c'est plutôt la profanation de cet endroit. C'est la confiscation de ces lieux. Je ne vois pas pourquoi la tombe de notre défunt père et l'ensemble des cimetières et des sépultures qui s'y trouvent nous sont empêchés d'accès. Ça, ça fait très très mal », déclare Jean-Serge Bokassa.

Très vite il faut partir. Impossible de rester sur la propriété. La famille se réunit au-dehors pour commémorer l'empereur Bokassa.

→(Re)lire: RCA: militaires russes à Berengo, une affaire politique

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