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Tunisie

Tunisie: 600 journalistes réunis aux Assises internationales du journalisme

Dans le hall d'accueil de la Cité de la culture à Tunis où se tiennent les Assises du journalisme jusqu'à samedi.
Dans le hall d'accueil de la Cité de la culture à Tunis où se tiennent les Assises du journalisme jusqu'à samedi. @AssisesJournalisme

Les premières Assises internationales du journalisme se tiennent jusqu'à samedi en Tunisie autour de la question : un journalisme utile aux citoyens ? En parallèle des assises annuelles de Tours en place depuis 2007, la profession s'est donné rendez-vous à Tunis. 600 journalistes venus de 30 pays. Et ce choix d'un pays en pleine transition démocratique pour réfléchir et penser le journalisme n'est pas anodin.

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Ambiance studieuse dans les salles et les allées de la Cité de la culture. Pour Jérôme Bouvier, fondateur et organisateur des Assises, le lieu s'est presque imposé pour ce premier rendez-vous en rive sud de la Méditerranée : « Ça nous paraissait le lieu évident. C'est le lieu où malgré les difficultés, les combats pour la liberté d'expression et pour la démocratie se poursuivent. »

Les professionnels tunisiens ont répondu à l'appel, à l'image de Manoubi Marrouki, patron du journal La Presse, journaliste depuis plus de 45 ans qui se souvient de l'ère pré-révolution : « On faisait notre boulot d'une manière professionnelle, mais il y avait toujours des contraintes que tout le monde connaît. On a essayé de contourner ça chacun à sa manière. Certains se sont spécialisés dans l'information internationale, d'autres dans l'économie avec les problèmes que ça pose. Mais aujourd'hui, on a une liberté d'écrire, d'expression extraordinaire. »

Susciter des questionnements, réfléchir à l'avenir de la profession dans ce pays en pleine transition démocratique, c'est un enjeu majeur selon Rached Cherif, journaliste au Courrier de l'Atlas : « Beaucoup de Tunisiens ont tendance à oublier comment on vivait avant la révolution. On avait un paysage médiatique extrêmement verrouillé. On est encore dans une phase de construction. Il y a un modèle économique, mais également éthique à trouver et nous sommes en plein dedans. Peut-être que ces Assises vont y contribuer. »

Et le Premier ministre a profité de son passage pour marteler que « la liberté de la presse est un acquis que nous n'abandonnerons jamais. »

À consulter : le programme des Assises internationales du journalisme 2018

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