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Musique

Sénégal: le luthier de Thiaroye et les secrets du piano à pouces

Alioune Ndiaye a découvert la Kalimba en 2003 et cherche depuis à faire réentendre cet instrument chez lui au Sénégal.
Alioune Ndiaye a découvert la Kalimba en 2003 et cherche depuis à faire réentendre cet instrument chez lui au Sénégal. Guillaume Thibault/RFI

Au Sénégal, pays où les percussions sont reines, la kalimba, que l’on appelle aussi le piano à pouces, a petit à petit disparu. Joué, utilisé dans le passé notamment lors des rites, cet instrument a pourtant traversé le temps et un luthier, Alioune Ndiaye, essaye de lui redonner ses lettres de noblesse.

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L’atelier est une toute petite case au toit défoncé avec, au centre, un tronc pour s’asseoir. Et tout autour, des kalimbas.

L’amour d’Alioune Ndiaye pour cet instrument vient de loin. « Je suis Africain, mais si j’ai découvert la kalimba, c’est grâce à un gars qui est Français. Il s’appelle Alexandre Grothendieck. Au bout d’un moment, je suis tombé amoureux de l’instrument. »

Depuis 2003, Alioune Ndiaye cherche donc à connaître l’histoire de la kalimba. Une histoire africaine. « Les Zimbabwéens jouent de la kalimba pour soigner, pour les transes mystiques ou thérapeutiques. »

Les kalimbas d’Alioune Ndiaye sont de véritables instruments accordés, précis. « Pour avoir une seule note de musique, il faut avoir harmonie, mélodie, décibel... »

Des pianos à pouce accordés, qui sonnent juste, mais jamais le luthier ne se considère comme un artiste. « Si tu dis artiste, c’est trop balèze. On devrait être artisan. L’artiste, c’est le créateur. Le seul créateur, c’est Dieu. »

Depuis Thiaroye, Alioune Ndiaye vend donc ses kalimbas dans le monde entier, mais il espère que ce sont, un jour, les Sénégalais qui finiront par les jouer.

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