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Burkina Faso / Terrorisme

Burkina: quatre soldats tués dans l'attaque d'un poste militaire à Nassoumbou

Des militaires burkinabè lors d'un entraînement en avril 2018 (image d'illustration).
Des militaires burkinabè lors d'un entraînement en avril 2018 (image d'illustration). ISSOUF SANOGO / AFP

Au moins quatre soldats burkinabè ont été tués ce 28 janvier dans une attaque à Nassoumbou, dans le nord du Burkina. Un groupe d’individus a lancé une attaque contre le poste militaire de Nassoumbou, dans la province du Soum, à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne tôt ce lundi 28 janvier.

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L’assaut contre le détachement des forces anti-terroristes burkinabè a été lancé tôt lundi matin, entre 4h et 5h, selon des sources sécuritaires. Environ 200 assaillants seraient arrivés en deux groupes sur plusieurs motocyclettes et véhicules ont attaqué à la roquette la position du Groupement des forces antiterroristes de Nassoumbou (GFAT). « Sûrement pour ne pas se faire repérer », confie notre source.

Après une heure de tirs nourris, notamment à l’arme lourde, selon des sources sécuritaires, le groupe d’hommes armés a pris le contrôle du camp, abandonné par les soldats burkinabè.

Simultanément, la brigade de gendarmerie de la localité a été aussi la cible des assaillants.

Le bilan officiel de l’attaque est de quatre militaires tués et cinq blessés. Plusieurs soldats qui manquaient à l’appel ont rejoint le reste du groupe après le départ des assaillants. Les terroristes sont partis avec du matériel militaire, armes et véhicules précisément. Ils ont mis le feu au reste du matériel laissé sur place. Après l’attaque, les assaillants ont pris la direction de la frontière malienne.

Renfort de Barkhane

Dans un communiqué, l’état-major général des armées burkinabè écrit que de nombreux assaillants ont été neutralisés. Les opérations aériennes et terrestres se poursuivent pour « mettre en déroute les assaillants ».

Face au nombre et aux armes utilisées par les assaillants, le chef d’état-major général des armées burkinabè a sollicité l’appui de la force Barkhane, selon une source diplomatique. Un avion Mirage et un hélicoptère Tigre sont venus en renfort pour contrer les terroristes qui se dirigeaient vers la frontière malienne.

C’est la deuxième fois que cette base des forces armées burkinabè située dans la région du Sahel, à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne, fait l’objet d’attaque terroriste. En 2016, douze soldats avaient été tués dans une attaque similaire.

Cette nouvelle attaque contre ce poste avancé du détachement des forces anti-terroristes burkinabè intervient quelques heures après la mort de dix personnes, abattues par des hommes armés dans le village de Sikiré.

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