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Bénin

Bénin: vers des élections législatives sans l’opposition

Un homme glisse son bulletin de vote dans l'urne, dans un bureau de Cotonou, le 20 mars 2016.
Un homme glisse son bulletin de vote dans l'urne, dans un bureau de Cotonou, le 20 mars 2016. PIUS UTOMI EKPEI / AFP

Les élections législatives au Bénin auront lieu le 28 avril, sans l'opposition. C'est ce qui ressort en tout cas du communiqué signé les présidents des institutions. Ils étaient reçus hier lundi par le chef de l'État, Patrice Talon, alors que la session extraordinaire de l'Assemblée nationale s'est terminée hier sur un constat d'échec.

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Les présidents des institutions en prennent acte et « appellent à la tenue des législatives à bonne date ». Ils invitent « toutefois l'ensemble des acteurs à poursuivre le dialogue dans la perspective des échéances ultérieures ».

Une décision que soutient le député Jean-Michel Abimbola, coordinateur de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale : « Personne n’a exclu l’opposition. L’opposition s’est mise en situation de s’exclure, parce que ce qui préoccupe cette opposition ce n’est pas de participer aux élections. C’est comment arrêter le cours normal des choses pour que le régime du président Talon ne poursuive pas ses réformes. C’est ça leur agenda. C’est une stratégie dilatoire, qui a été systématiquement mise en œuvre afin de nous amener vers un vide juridique constitutionnel. Et c’est ça que les institutions viennent de comprendre, en disant qu’au-delà de tout, il faut le respect du processus électoral et il faut le respect de l’ordre constitutionnel. »

Dans l'opposition béninoise, on dénonce la complicité entre les présidents d'institutions et le président Patrice Talon. Léon Aroci, membre de la minorité parlementaire, estime que le président fait tout pour obtenir une Assemblée qui lui sera acquise : « Pour nous, cela ressemble à une déclaration de guerre à notre peuple. Parce que, depuis 1990, le pays ne s’est jamais senti aussi mal. Et nous comprenons que le chef de l’Etat veille enraciner sa politique. Il a envie d’avoir une assemblée totalement acquise à sa cause, modifier les textes fondamentaux du pays. Vous comprenez donc que c’est quelque chose qui a été aménagé pour permettre au chef de l’Etat de faire entrer ses amis au sein de l’Assemblée nationale. »

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