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Faune/Environnement

La vente légale d'éléphants sauvages d'Afrique à des zoos drastiquement limitée

Des éléphanteaux orphelins dans un centre spécialisé à Nairobi, le 12 mars 2019 (image d'illustration).
Des éléphanteaux orphelins dans un centre spécialisé à Nairobi, le 12 mars 2019 (image d'illustration). YASUYOSHI CHIBA / AFP

Réunie à Genève, la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction, a pratiquement interdit la vente d'éléphants sauvages venus d'Afrique. Les zoos et les parcs de loisirs ne pourront presque plus en obtenir. Une décision saluée par les ONG, mais diversement appréciée en Afrique.

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Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

87 voix pour, 29 contre et 25 abstentions. Il ne faut pas se fier au résultat du vote. Le texte, présenté par l'Union européenne, a suscité des échanges très vifs entre délégations, provoquant même une interruption de séance.

Parmi les principaux opposants, le Zimbabwe et le Botswana. Les deux pays estiment leur population d'éléphants trop importantes et voudrait pouvoir commercer librement. Le Zimbabwe en a ainsi vendu près d'une centaine ces dernière années à la Chine et à Dubaï.

Dorénavant, et sauf circonstance exceptionnelle, les éléphants capturés en Afrique ne pourront être transférés que dans des programmes de conservation et sur le continent.

Le commerce de l'ivoire toujours interdit

La CITES a par ailleurs rejeté une demande du Zimbabwe, du Botswana et de la Namibie de lever partiellement l’interdiction du commerce d'ivoire. La mesure aurait, selon les ONG de défense de l'environnement, favorisé encore plus le braconnage. 40 000 éléphants en sont victimes chaque année.

« Une maman éléphant qui se fait tuer par des braconniers pour l'ivoire, l'éléphanteau se retrouve tout seul, rappelle Arnaud Horellou, de la délégation française au CITES et du Muséum d'histoire naturelle à Paris. Il a besoin qu'on l'aide à grandir dans un premier temps. Souvent, il va être sevré et donc dans ce cas-là, on le transfère dans un centre. Donc il faut envisager ce transfert temporaire pour ensuite le remettre dans la nature, sinon l'éléphanteau meurt. Ce genre de cas nécessitaient des exceptions très particulières qui ont été tout à fait sécurisées pour éviter que ce soit en fait une porte cachée pour envoyer des éléphants au zoo. »

► À lire également : Malgré la baisse du braconnage, les éléphants d'Afrique toujours menacés

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