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Tunisie

Présidentielle tunisienne: Kaïs Saïed ne fera pas campagne pour le second tour

Le candidat à la présidentielle en Tunisie, Kaïs Saïed, arrivé en tête au premier tour, ici à Tunis, le 17 septembre 2019.
Le candidat à la présidentielle en Tunisie, Kaïs Saïed, arrivé en tête au premier tour, ici à Tunis, le 17 septembre 2019. ANIS MILI / AFP

À une semaine du second tour de la présidentielle tunisienne, le candidat arrivé en tête du premier tour, Kaïs Saïed, annonce qu’il ne fera pas campagne dans un souci d’égalité, son adversaire étant emprisonné.

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Candidat arrivé en tête au premier tour de la présidentielle tunisienne, Kaïs Saïed était resté discret ces dernières semaines. Il va désormais plus loin et refuse de faire campagne pour le second tour. Le juriste indépendant l’explique « pour des considérations morales afin d’éviter toute équivoque concernant l’égalité des chances entre les candidats »

Son rival, Nabil Karoui, est en effet emprisonné depuis le 23 août pour des soupçons de fraude fiscale et de blanchiment. De nombreuses voix, dont celle du président de l’Isie, l’instance de surveillance du scrutin, se sont élevées pour réclamer une libération de l’homme de télévision.

Égalité des chances ?

Le geste de Kaïs Saïed s’inscrit dans une démarche d’égalité même si lui-même affirme que « l’égalité des chances devrait être appréhendée par rapport aux moyens dont dispose chaque candidat ». Et d’ajouter : « Ces moyens étaient en réalité démesurément inégaux » en référence aux sommes dépensées par son adversaire et à la propagande dispensée par sa chaîne de télévision Nessma.

Cette initiative originale vient certes renforcer l’image de droiture dégagée par Kaïs Saïed, mais elle vient également préparer le terrain à d'éventuels recours que les équipes de Nabil Karoui risquent de déposer en cas de défaite de leur champion. Des proches de l’homme d’affaires emprisonné affirment déjà qu’il leur sera aisé, avec un candidat en prison, de démontrer devant un tribunal administratif l’absence d’égalité des chances qui entourait le scrutin.

Le candidat Saïed a fait une campagne assez discrète et assez silencieuse. Dans tous les cas, lui, sa campagne, c’est de ne pas faire campagne. En fait, il va continuer sur le même type de campagne électorale mais il le fait un peu pour calmer les gens qui l’accusent de bénéficier du fait que son adversaire soit en prison.

Le politologue Youssef Chérif du Columbia Global Centers

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