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Mozambique

Élections générales au Mozambique: fin d’une campagne électorale tendue

Un homme devant des affiches électorales à Maputo, Mozambique, le 13 octobre 2019.
Un homme devant des affiches électorales à Maputo, Mozambique, le 13 octobre 2019. GIANLUIGI GUERCIA / AFP

Au Mozambique, 13 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce mardi pour des élections générales. Sauf énorme surprise, le chef de l’État sortant, Filipe Nyusi et son parti, le Frelimo, devraient l’emporter devant leur éternel rival, la Renamo. Toutefois, la compétition entre les deux partis historiques n’a jamais été aussi rude.

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Candidats menacés, destruction de matériel électoral, rixes entre militants, les incidents se sont multipliés ces dernières semaines au Mozambique. Signe selon les observateurs des difficultés du régime, au pouvoir depuis plus de quarante ans.

Le Frelimo a réalisé le plus mauvais score de son histoire, lors des élections locales de l’an dernier, avec un peu plus de 51% des suffrages au niveau national. Et à encore beaucoup à perdre. Pour la première fois, les Mozambicains éliront leurs gouverneurs provinciaux, jusque-là nommés par le gouvernement.

Un observateur électoral assassiné

En face, la Renamo n’a pas pour autant la partie facile. Depuis le décès de son leader historique, Afonso Dhlakama, l’année dernière, le parti est divisé. L’aile militaire du mouvement remet en question la légitimité du nouveau chef Ossufo Momade et a menacé de mener des actes de violence contre les candidats et les électeurs.

La société civile a déjà dénoncé de nombreuses irrégularités, notamment la présence d’électeurs fantômes sur les listes électorales. Dans la province de Gaza, où a été assassiné un observateur électoral la semaine dernière, elle a constaté un nombre plus élevé d’inscrit sur les listes électorales que d’électeurs éligibles.

Nous pensons qu’il y a des régions avec des risques importants de violences, comme par exemple à Nampula et Zambezia où la compétition est très forte entre les deux partis. Une autre région comme Gaza va également être difficile. Un de nos observateurs a été tué dans cette province et cela crée un climat de peur. Dans le centre, il y a également eu plusieurs attaques qui font que l’ambiance est tendue. Donc nous pensons que tout cela va avoir un impact le jour du vote.

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