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Soudan / FMI

Le Soudan doit 16 milliards de dollars à la Banque mondiale et au FMI

Vue aérienne de Khartoum la capitale du Soudan (image d'illustration).
Vue aérienne de Khartoum la capitale du Soudan (image d'illustration). Getty Images/ Robert Caputo

Une importante conférence sur l'avenir du Soudan s'est tenue samedi 12 octonre à Khartoum, sous les auspices de l'organisation britannique Chatham House. Elle réunissait des acteurs politiques soudanais, mais aussi le Premier ministre Abdalla Hamdok, et des fonctionnaires d'institutions internationales comme la Banque mondiale ou le Fond monétaire international.

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Lors de son intervention, la représentante de la Banque mondiale a posé les termes du casse-tête que doivent résoudre les nouvelles autorités soudanaises pour sortir le pays de la crise économique qui a conduit à la révolution.

Le Soudan ne bénéficiera d'aucune aide financière s'il ne paye pas les intérêts de sa dette. Sur les 60 milliards de la dette souveraine totale du pays, il doit 16 milliards de dollars au FMI, à la Banque mondiale et à des gouvernements occidentaux. Tel est le message définitif délivré par Carrie Turk, la représentante de la Banque mondiale.

Seize milliards à rembourser avant quoi que ce soit d'autre, donc. Et seulement une fois que les Etats-Unis auront retiré le Soudan de la liste des pays soutenant le terrorisme. Officiellement, l'administration Trump assure que le processus de retrait est enclenché, mais qu'il promet d'être encore long. Selon un diplomate européen, Washington veut surtout conserver un certain contrôle politique sur le pays avec ce moyen de pression.

Pour résoudre cette équation, Khartoum ne peut compter à court terme que sur l'aide humanitaire et ses propres ressources. Le Soudan doit donc engager un programme d'ajustement de son économie aux standards du FMI, souvent drastiques pour des sociétés déjà fragiles.

Or, c'est le coût de la vie qui, l'hiver dernier, a précipité le peuple soudanais dans la rue. Le prix du pain et de l'essence surtout, mais aussi une baisse des salaires des fonctionnaires. Des réformes qui avaient été recommandées, à l'ancien régime d'Omar el-Béchir, par le même FMI.

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