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Éthiopie

Éthiopie: que s’est-il passé autour du domicile du leader oromo Jawar Mohammed?

Le leader oromo Jawar Mohammed (en chemise à carreaux) marche encadré de forces de l'ordre, le 23 octobre 2019, à Addis-Abeba, Éthiopie (image d'illustration).
Le leader oromo Jawar Mohammed (en chemise à carreaux) marche encadré de forces de l'ordre, le 23 octobre 2019, à Addis-Abeba, Éthiopie (image d'illustration). REUTERS/Tiksa Negeri

En Éthiopie, entre 16 et 27 personnes sont mortes ces derniers jours, principalement dans l'État d'Oromiyaa. Une flambée de violences qui fait suite à des accusations portées par le célèbre militant oromo, Jawar Mohammed, contre la police fédérale.

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Dans la nuit de mardi à mercredi, Jawar Mohammed dort. Selon lui, deux voitures de la police fédérale arrivent. Des agents demandent à leurs collègues qui assurent sa sécurité de venir avec eux.

Ces derniers « ont hésité, il était minuit, ils n'avaient pas reçu d'informations en avance, raconte Jawar Mohammed. Ils leur ont dit : "où sont nos remplaçants ?". Ils ont répondu qu'il n'y en avait pas. Ils ont dit : "d'accord alors allons au moins prévenir le VIP", c'est à dire moi. Mais les policiers ont répondu :"non, vous ne pouvez pas lui dire, l'alerter, faites vos affaires et partez". »

Jawar Mohammed poste alors un message sur les réseaux sociaux. Comme des centaines de jeunes, Ibrahim arrive sur les lieux : « Nous sommes là juste pour lui. S’il y a quoi que ce soit qui se passe sur lui, c’est le chaos. »

Quelques heures plus tôt, le Premier ministre avait prononcé un discours au Parlement visant les hommes de médias qui n'ont pas de passeport éthiopien. « Je me suis dit que la menace proférée au Parlement m'avait suivie jusqu'à chez moi », explique aujourd'hui le leader oromo.

Rupture avec Abiy Ahmed

En effet, Jawar Mohammed est le patron d'OMN, une chaîne qui a joué un rôle important dans les protestations contre le prédécesseur au poste de Premier ministre d'Abiy Ahmed. Et si l’actuel chef du gouvernement fait lui aussi partie de l’ethnie oromo, désormais l'homme de 33  ans semble être éloigné de celui qui l'avait accueilli à bras ouverts, il y a un peu plus d'un an à son retour d’exil. « Je pense qu'il a perdu tout soutien dans la région. »

À la nuit tombée, hier, dans la cour de la villa de Jawar Mohammed, on s'apprêtait à égorger des chèvres. Dans la rue, les jeunes étaient invités à rentrer chez eux, mais en ne « dormant que d'un œil ».

Appels au calme

Le patron de la police fédérale a nié avoir ordonné l'opération devant la maison de Jawar Mohammed, mais le président de l'État Oromiyaa a promis une enquête. Plusieurs responsables ont appelé tout le monde au calme dans la région.

Jeudi soir, les blocages de routes commençaient à être progressivement levés.

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