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Guinée-Bissau

Guinée-Bissau: début de campagne sur fond de blocage

Début de la campagne officielle, ce 2 novembre 2019, pour l'élection présidentielle du 24 novembre 2019.
Début de la campagne officielle, ce 2 novembre 2019, pour l'élection présidentielle du 24 novembre 2019. Charlotte Idrac/RFI

La campagne officielle pour l’élection présidentielle du 24 novembre a débuté samedi 2 novembre en plein bras de fer entre le président José Mario Vaz, qui a nommé son propre gouvernement, et le Premier ministre Aristides Gomes, limogé en début de semaine, mais soutenu par la communauté internationale.

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Après des décennies marquées par des coups d'État et tentatives de putschs, la présidentielle est censée parachever un processus de stabilisation politique. Aujourd’hui, pourtant, c'est le blocage entre les principaux acteurs de l’exécutif.

Il y a douze candidats en lice pour ce premier tour de la présidentielle. Tout d’abord le PAIGC, parti historique qui a remporté les dernières législatives en mars, qui est représenté par Domingos Simões Pereira, ancien Premier ministre. Il a lancé la campagne à Buba, dans le sud du pays. Le PAIGC est aussi le parti dont est issu le gouvernement d’Aristides Gomes, limogé en début de semaine.

Il est ambitieux, il aime le pays. Nous voulons que Domingos soit le président de la Guinée-Bissau. Pour une nouvelle Guinée !

Un début de campagne en musique

En face, le Madem-G15, premier parti d’opposition au Parlement, se range derrière Umaro Sissoko Embalo. En lice aussi, un candidat commun pour l’opposition du PRS / APU. De son côté, L’ancien Premier minsitre Carlos Gomes Junior se présente « sans étiquette », et tient meeting lui aussi en musique.

Une campagne « comme de rien n’était » en somme. Sauf pour le président sortant, candidat indépendant. José Mario Vaz, « JOMAV » comme l’appellent ses partisans, a décalé ses activités de 24 heures en raison de la délégation de la Cédéao en visite à Bissau.

Les partis d’opposition qui manifestaient il y a tout juste une semaine pour demander le report de l’élection finalement veulent respecter le calendrier. Néanmoins, ce bras de fer actuel de limogeage du Premier ministre par le président et dénoncé par l’Organisation ouest-africaine (Cédéao), laisse planer un doute sur le bon déroulement du processus.

Une délégation de la Cédéao pour une sortie de crise

Une délégation ministérielle de la Cédéao va tenter de trouver une sortie de crise à Bissau. Elle est conduite par le ministre des Affaires étrangères du Niger, Kalla Ankourao, qui doit arriver dans la capitale samedi soir. Une partie de la délégation est cependant déjà là depuis vendredi soir. Elle doit rencontrer dimanche matin le président José José Mário Vaz, ainsi que les principaux responsables des partis et le président de la Commission électorale.

Elle doit également rencontrer le président José Mario Vaz. Il y a en tout cas une demande de rendez-vous d’audience pour demain, sachant que le président affiche clairement sa défiance vis-à-vis de la Cédéao qui, elle, compte rester très ferme pour faire respecter sa feuille de route.

De son côté, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé, dans une déclaration, au respect de la date de l'élection, exprimé sa « profonde préoccupation face à la situation politique et sociale du pays » et affirmé son soutien au gouvernement limogé par le président pour mener à bien le processus électoral.

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