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RDC

RDC: assassinat d’un animateur radio impliqué dans la lutte anti-Ebola

Un acteur congolais de la lutte contre Ebola à l'hôpital de Bwera, non loin de la frontière avec l'Ouganda. (Photo d'illustration)
Un acteur congolais de la lutte contre Ebola à l'hôpital de Bwera, non loin de la frontière avec l'Ouganda. (Photo d'illustration) REUTERS/James Akena

En République démocratique du Congo (RDC), un agent de la lutte contre la maladie Ebola a été tué samedi soir 2 novembre par des hommes armés. L'assassinat a eu lieu dans le village de Lwemba, près de la localité de Mambasa, dans la province de l'Ituri. Des miliciens Maï Maï sont pointés du doigt.

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Papy Mumbere Mahamba, âgé de 35 ans, animait une émission sur Ebola sur la radio communautaire de Lwemba et était impliqué dans la lutte anti-Ebola. Il a été assassiné à son domicile.

« Un groupe d’inciviques, assimilés au groupe Maï Maï Mazembe ont fait incursion dans la maison. Ils l’ont d’abord pris et torturé. Puis, ils ont blessé sa femme. Son enfant, âgé de 16 ans, a réussi à s’échapper. Après cela, ils ont repris la victime, l’ont amenée à une centaine de mètres de sa parcelle et là, ils l’ont poignardé », a précisé, Franklin Yakani, administrateur intérimaire du territoire de Mambasa, joint par RFI.

Dans cette province de l’Ituri, dans l’est du pays, particulièrement touchée par l'épidémie, les actions de sensibilisation menées par les équipes de riposte font face à la résistance d'une partie de la population et à des violences organisées par des groupes armés, notamment des miliciens Maï Maï.

Pour les journalistes des radios communautaires, le climat est donc à l'inquiétude. Esdras Kahoma, un confrère du journaliste assassiné à la station de Mambasa, explique que la méfiance de la population « a diminué », « par rapport au début de l’épidémie ». S'il estime qu'elle est toujours bien présente, « le message passe », nuance le journaliste. Mais pour ce qui est des groupes armés, « il faut peut-être appeler le gouvernement central à s’impliquer pour neutraliser ces groupes armés », souligne-t-il.

« Jusqu’à présent, on n’a pas encore identifié les auteurs de l’assassinat mais on pense à la thèse des présumés miliciens maï-maï, confirme Esdras Kahoma. Il y a quelque semaines, ils avaient déjà déposé des tracts pour annoncer une probable attaque dans les villages où il y a Ebola. »

Selon Franklin Yakani, ces groupes instrumentalisent cette résistance populaire surtout pour s'implanter dans l'Ituri, alors qu'ils opèrent essentiellement dans la province voisine du Nord-Kivu.

Franklin Yakani, Administrateur intérimaire du territoire de Mambasa

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