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Soudan du Sud

Soudan du Sud: ce que l’Église attend de la venue du pape en 2020

Justin Badi Arama, archevêque de Juba au Soudan du Sud, le 17 novembre 2019.
Justin Badi Arama, archevêque de Juba au Soudan du Sud, le 17 novembre 2019. Sébastien Nemeth / RFI

Il y a huit jours, le pape a annoncé qu’il se rendrait dans le pays l’année prochaine sans préciser de date. Il a aussi appelé les parties à dépasser leurs divisions. En avril, dans une séquence qui avait fait le tour du monde, il s’était agenouillé pour embrasser les pieds du président Salva Kiir et du chef rebelle Riek Machar, venus à Rome ensemble pour une retraite spirituelle.

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Une fois de plus, à la fin de son office du dimanche, Justin Badi Arama a parlé de l’accord de paix et des points restant à appliquer. Les signataires se sont donnés jusqu’en février pour nommer un gouvernement d’union. L’archevêque leur demande de prendre leurs responsabilités. « Tout le monde est fatigué. Nos leaders doivent faire passer la souffrance de leur peuple avant leur intérêt politique. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas confiance entre eux, ils manquent d’implication et de volonté politique. Le président Kiir dit qu’il ne permettra pas qu’on touche à Riek Machar. Or ça nécessite de la confiance. Donc ce dont nous avons besoin maintenant, ce sont des visites et des rencontres fréquentes ainsi que la publication de communiqués conjoints. Ça montrera qu’ils sont impliqués, et les gens pourront les croire. »

Le primat de l’Église épiscopale du Soudan du Sud se réjouit de la future visite papale. Mais selon lui, elle n’est pas sans conditions. « C’est une bénédiction pour nous. À Rome, il avait annoncé que si le gouvernement était formé, il viendrait pour bénir le gouvernement et les Sud-Soudanais. Nos leaders doivent donc faire tout ce qu’ils peuvent. La visite du Saint-Père donnera un influx positif. Si ce gouvernement n’est pas formé, le pape ne viendra pas. Il a clairement prévenu qu’il ne viendrait pas répéter ce qu’il a déjà dit. »

L’avenir du pays est donc une fois de plus entre les mains de deux hommes. Justin Badi Arama leur demande de ne pas oublier que ce sont les Sud-Soudanais, et Dieu, qui leur ont conféré leurs pouvoirs.

►À lire aussi : Soudan du Sud: coup de pression des États-Unis

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