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Madagascar

Jour d'élections locales à Madagascar, qui suscitent peu d'enthousiasme

Dans une rue d'Antananarivo, le 24 novembre 2016.
Dans une rue d'Antananarivo, le 24 novembre 2016. GIANLUIGI GUERCIA / AFP

Les bureaux de vote ont ouvert à 6 heures locales. Le pays s’apprête à renouveler ses maires et conseillers municipaux dans les 1695 communes de l’île. Dix mois après la prise du pouvoir par Andry Rajoelina et six mois après des législatives octroyant à son parti la majorité absolue à l’Assemblée nationale, cette élection est à nouveau un test.

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Une fois encore, l’IRD, le parti présidentiel, a mis les petits plats dans les grands pour conquérir les électeurs : ses candidats, nombreux, ont réalisé une campagne fastueuse, et donc plus remarquée, que leurs concurrents.

Parallèlement, plusieurs dysfonctionnements, à commencer par les coupures d’eau et délestages récurrents observés sur tout le territoire, ont terni l’image du président et de son équipe, bien en peine de rétablir la situation.

Toutefois, « le citoyen malgache ne fait pas le lien entre l’élection et le bilan politique », note le polititologue Toavina Ralambomahay. « Chez nous, le vote sanction ou de satisfecit n’existe pas. En fait, la campagne électorale, c’est l’événementiel », conclut-il.

Pour cette élection, les regards se concentrent principalement surtout sur la capitale, considérée comme un tremplin vers la présidence. Cinq candidats s’y affrontent ; aucun n’a jamais été élu.

Tamatave, cité portuaire par où transite l’essentiel des marchandises et deuxième  grande ville du pays, constitue elle aussi un enjeu. Le maire a été destitué cette année par ses conseillers municipaux. Pour le remplacer, deux favoris : l’ex-maire de la ville aujourd’hui député, et une jeune figure montante de la politique, issue de la société civile et de l'entrepreneuriat.

Pour le reste du pays, si les grosses villes basculaient dans l’opposition, l’incidence au niveau national serait mineure.

Mais finalement, le plus gros adversaire à cette élection, la troisième en moins d’un an, risque encore cette fois-ci d’être l’abstention. En 2015, l’élection le scrutin n’avait mobilisé que 35% des électeurs. Un chiffre bien faible pour une élection dite de proximité. « L’engouement n’est pas là, les gens sont blasés, désintéressés », se sont plaints plusieurs candidats de la capitale…

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