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RDC

RDC: les religieux s’investissent dans la lutte contre la déforestation

Forêt primaire humide en République démocratique du Congo.
Forêt primaire humide en République démocratique du Congo. Photo by DeAgostini/Getty Images

Les confessions religieuses comptent user de leur influence auprès des communautés pour combattre la déforestation dans le pays qui abrite près de la moitié de la forêt africaine. À l’issue de trois jours d’assises dans la capitale Kinshasa, un conseil consultatif de l’initiative interreligieuse pour les forêts tropicales a été mis en place pour mener le plaidoyer.

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Sur la question de la préservation des forêts, les confessions religieuses veulent défendre les communautés locales qui sont facilement stigmatisées comme « seules responsables de la déforestation » dans le pays.

Pour Éric Senga, porte-parole de l’Église du Christ au Congo (ECC) (bannière de l’Église protestante en RDC), il faut d’abord s’attaquer au secteur opaque de l’exploitation industrielle : « Il est déplorable de constater que nous parlons de la déforestation. Mais en même temps, il y a des entreprises qui s’octroient des licences d’exploitation de nos forêts, ou même certaines autorités qui sont impliquées dans l’exploitation. »

Dans cette bataille, la prise de conscience est fondamentale, note l’archevêque métropolitain de Kisangani et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), Mgr Marcel Utembi : « On peut arrêter les stratégies, les mécanismes. Dans un premier temps, c’est cette prise de conscience que notre maison commune est en danger. Si nous n’y prenons garde, nous allons alors payer les effets néfastes. »

Les réserves des chefs coutumiers

Les confessions religieuses entendent travailler avec les chefs coutumiers pour tenter de faire tomber la résistance des communautés. Mais ces chefs coutumiers que représentent Mfumu Difima, sont catégoriques : « Si ce sont les forêts qui restent le poumon mondial aujourd’hui, il y a peut-être lieu parfois de dire non, n’y touchons plus, parce que c’est le monde entier qui est en danger. Mais la contrepartie, c’est pour qu’on vive de quoi ? Il faut que les Nations unies, qui ont mis autant de fonds qu’on dilapide, comprennent que nous avons des préalables pour lesquels nous allons débattre et qu’ils puissent nous appuyer dans les solutions. »

Coprésidé par les catholiques et les protestants, le conseil va devoir maintenant définir son plan d'action en faveur des forêts congolaises et surtout trouver les financements.

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