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Algérie / France

Présidentielle algérienne: la diaspora appelée aux urnes

Alger, le 7 décembre 2019. Depuis neuf mois, les Algériens manifestent contre le régime transitoire post-Bouteflika et s'opposent à l'élection présidentielle organisée par ce dernier.
Alger, le 7 décembre 2019. Depuis neuf mois, les Algériens manifestent contre le régime transitoire post-Bouteflika et s'opposent à l'élection présidentielle organisée par ce dernier. REUTERS/Ramzi Boudina

Les expatriés algériens peuvent se rendre depuis ce samedi 7 décembre dans leur consulat pour participer à l'élection présidentielle contestée du 12 décembre. En France notamment, la sécurité a été renforcée devant les bâtiments consulaires où des manifestants s'étaient réunis pour dénoncer une élection qui, selon eux, « perpétue le système ».

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Devant le consulat général d'Algérie dans le 11ème arrondissement de Paris, l'ambiance était électrique pour cette première journée de vote des Algériens de l'étranger, ce 7 décembre. Un cordon de police avait été déployé pour vérifier l'identité des électeurs et tenir à l'écart un groupe de manifestants mobilisé de bon matin.

Pour ces derniers, le constat est sans appel : « Voter, c'est trahir son pays » alors qu'eux continuent de rejeter le « système ». Ils appellent au boycott total de l'élection du 12 décembre, persuadés que celle-ci permettra au pouvoir de se « régénérer ».

« Élections de la honte »

Du côté des rares électeurs venus glisser leur bulletin dans l'urne, il s'agit avant tout de « sortir du statu quo » qui les inquiète. Pour ces expatriés qui ont parfois quitté l'Algérie depuis plusieurs décennies, voter est souvent présenté comme un « devoir » et la seule manière de permettre au pays d'avancer.

La scène s'est répétée ce 7 décembre à Lyon, à Reims, à Saint-Étienne ou encore Bobigny, l'un des plus importants consulats de France. Mais la diaspora algérienne s'est aussi rassemblée devant les représentations consulaires à New York, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Suisse ou en Espagne. Cette mobilisation devrait se poursuivre dans les prochains jours pour tenter de dénoncer ce que les manifestants du Hirak qualifient d'« élections de la honte ».

En fait, c’est le cinquième mandat qui va revivre. Ce sont tous des anciens ministres de Bouteflika. Et c’est le système de Bouteflika qui revient !

►À écouter aussi L’élection présidentielle en Algérie : une duperie ?

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