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RDC

RDC: les défis et difficultés de la bande dessinée congolaise

Le dessinateur congolais Kash Thembo voudrait que la bande dessinée soit plus accessible pour ses compatriotes (image d'illustration)
Le dessinateur congolais Kash Thembo voudrait que la bande dessinée soit plus accessible pour ses compatriotes (image d'illustration) AFP/Junior D. Kannah

Les bédéistes congolais réunis au sein de l’Atelier de création, recherche et initiation à l’art (ACRIA), organisent la 9e édition du Salon africain de la bande dessinée à Kinshasa du 10 au 14 décembre. À cette occasion, ils disent vouloir faire de Kinshasa la capitale africaine de la BD, mais pour cela il faut développer davantage le marché local. Un défi que comptent bien relever les bédéistes congolais.

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Malgré une production abondante et diversifiée, la bande dessinée congolaise n’arrive pas encore à développer véritablement son industrie et son marché. Bien plus, elle est inaccessible au plus grand monde. Un problème que souligne l’artiste Kash Thembo, dont la dernière bande dessinée n’est pas à la portée de tous.

« Nous qui sommes arrivés à éditer des albums, ce ne sont que des maisons d’édition étrangères qui le font et c’est un vrai problème. Ma dernière bande dessinée qui s‘appelle Mbote Kinshasa est vendue à 25 dollars. Ce qui est inaccessible au commun des Congolais. »

Et Kash veut que cela change. « J’aimerais que mes bandes dessinées, pour la plus chère, soient vendues à 5 dollars. J’aimerais pouvoir trouver des partenaires localement pour qu’ils prennent une partie et que je puisse la vendre 1 dollar ou 2 dollars tout au plus. »

Et pour y arriver, Barly Baruti, un autre célèbre bédéiste congolais, observe avec intérêt le dynamisme de la jeune génération qui imprime à moindre coût en Chine et qui distribue surtout auprès des élèves.

« Ce marché est en pleine évolution. Les jeunes attendent plus qu’il y ait des éditeurs, ils commencent à s’éditer eux-mêmes. Ils ont tellement de choses à donner, de choses à dire. Eh bien ils les font. C’est vraiment bien parti. »

Cette question et beaucoup d’autres vont être débattues au cours de ce Salon africain de la bande dessinée qui compte pour cette édition également sur les leçons apprises dans d’autres pays africains.

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