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Gambie

Naufrage en Mauritanie: la Gambie face au défi d'une jeunesse qui migre

Une plage de Barra, en Gambie, le 5 décembre 2019. (image d'illustration)
Une plage de Barra, en Gambie, le 5 décembre 2019. (image d'illustration) Romain CHANSON / AFPTV / AFP

La ville de Barra attend le retour des migrants rescapés du naufrage meurtrier qui a fait 60 victimes gambiennes mercredi au large de la Mauritanie. 189 migrants gambiens interceptés par les gardes côtes mauritaniens peu après doivent également être rapatriés. Le président gambien a promis l'ouverture d'une enquête et des efforts supplémentaires pour lutter contre les trafiquants. Mais pour certains jeunes, l'envie de partir semble plus forte que tout.

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Un séjour dans les prisons libyennes en 2017 a mis fin au voyage vers l'Europe de Tombong Kuyateh. De retour en Gambie, il essaie de décourager les jeunes de partir, à travers son association formée par d'ancien migrants. Mais le travail est immense.

« Avec les séances de sensibilisation que nous avons menées, les gens connaissent la situation en Libye. Mais aujourd'hui, ils essaient une nouvelle stratégie en partant de Barra en Gambie, jusqu'en Mauritanie puis en Espagne. On a vu le drame qui s'est produit récemment. Je pense que ça servira d'avertissement pour la jeunesse de notre pays. »

Tombong Kuyateh estime que le gouvernement ne lutte pas suffisamment contre les racines de l'immigration clandestine. Bubacarr Singhateh veut témoigner du contraire. Il participe à un programme gouvernemental de sensibilisation sur l'immigration.

« Je suis certain qu'ils travaillent dur pour offrir une meilleure vie aux citoyens et plus généralement aux jeunes, mais vous savez ce sont des jeunes, vous ne pouvez pas contrôler leur état d'esprit. Vous vous connectez à internet, vous découvrez ce qu'il se passe ailleurs dans le monde et vous êtes tentés. »

Dans une allocution télévisée diffusée samedi, le président gambien Adama Barrow a promis de renforcer les outils de sensibilisation pour empêcher l'immigration illégale. Entre 2014 et 2018, plus de 35 000 Gambiens sont arrivés en Europe illégalement selon l'OIM.

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