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RDC / Diplomatie

RDC: discorde au sein du pouvoir après le limogeage de plusieurs ambassadeurs

Les États-Unis auraient fait pression sur le président de la RDC, Félix Tshisekedi (photo), pour obtenir la tête de deux diplomates.
Les États-Unis auraient fait pression sur le président de la RDC, Félix Tshisekedi (photo), pour obtenir la tête de deux diplomates. Sumy Sadurni / AFP

En République démocratique du Congo (RDC), il y a un nouveau sujet de discorde au sein de la coalition au pouvoir. L’administration Tshisekedi a limogé les deux ambassadeurs proches de Joseph Kabila qui étaient accrédités à l’ONU, et cela, à quelques jours du débat sur le renouvellement du mandat de la Monusco. Le représentant accrédité au Japon s’est également vu rappelé définitivement au pays.

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C’est la ministre des Affaires étrangères, Marie Ntumba Nzeza, issue des rangs de la coalition Tshisekedi qui a signifié ces décisions aux diplomates en ce mois de décembre, mais pour les pro-Kabila, elles ne sont pas légales.

Contestation

Dans les rangs du FCC, on conteste ouvertement la décision de la cheffe de la diplomatie. Pour Yves Kisombe, l'ancien vice-ministre des Affaires étrangères, « ce qui est certain, c’est que la ministre a outrepassé ses attributions, elle n’a pas compétence pour agir dans ce sens-là. »

Ces limogeages, poursuit–il, « ne renforcent pas » la confiance entre les deux coalitions au pouvoir. « Cet acte, continue encore Yves Kisombe, qui n’est pas régulier, peut effectivement susciter des interrogations sur le plan politique par rapport à la coalition gouvernementale, et à la volonté du président de la République de faire avancer les choses de manière harmonieuse. »

Sur le fond du dossier, des sources au sein du ministère des Affaires étrangères expliquent que les États-Unis auraient fait pression sur le président Félix Tshisekedi pour obtenir la tête des deux diplomates, accusés notamment de prendre parti pour la Chine, sur le dossier ouïghour. En revanche, pour Peter Kazadi, député du parti présidentiel, la mesure est tout à fait « légale » : dans les pratiques « courantes » au Congo–Kinshasa, le président ne signe « jamais » d’ordonnance, selon lui, pour mettre fin aux fonctions d’un représentant à l’étranger.

Aucune explication officielle

Quant à l'autre ambassadeur écarté, celui accrédité au Japon : aucune explication officielle dans l’entourage du président pour le moment.

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