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Soudan / Ouganda

La justice ougandaise émet un mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir

Le président soudanais déchu Omar el-Béchir au tribunal de Khartoum, le 31 août 2019.
Le président soudanais déchu Omar el-Béchir au tribunal de Khartoum, le 31 août 2019. REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah

En Ouganda, la Haute Cour a délivré un mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir. Les juges ont estimé que le gouvernement avaient manqué à ses obligations en refusant d’arrêter le président soudanais déchu, lorsqu’il est venu à Kampala en 2016 et 2017, alors que la Cour pénale internationale réclamait son arrestation pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

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Tout un symbole. Un an jour pour jour après le début de la révolution soudanaise, qui a fait chuter Omar el-Béchir, la société civile ougandaise remporte une victoire judiciaire contre l’ancien dictateur. Par deux fois, en 2016 et 2017, le président déchu avait pu entrer et sortir d’Ouganda sans être inquiété.

La décision de la Haute Cour est donc une satisfaction pour l’avocat Nicholas Opiyo, qui avait lancé la procédure en 2017 au nom de la Fondation ougandaise des victimes. « L’Ouganda ne peut pas être un refuge pour les fugitifs ou ceux visés par un mandat d’arrêt. Que la personne soit un chef d’État ou pas. Même si Omar el-Béchir est en prison, les charges qui pèsent contre lui sont toujours en vigueur. Et il devra faire face aux juges. »

21 coups de canon à Kampala pour Omar el-Béchir

En mai 2016, Omar el-Béchir avait assisté à la prestation de serment du président Yuweri Museveni après sa victoire électorale. Le chef de l’Etat ougandais avait alors traité les juges de la Cour pénale internationale « d'incapables ». Les diplomates européens, américains et canadiens avaient alors quitté la cérémonie en signe de protestation.

En novembre 2017, nouvelle provocation, Omar el-Béchir était revenu à Kampala. Le pouvoir lui avait déroulé le tapis rouge et fait tirer 21 coups de canon en son honneur. Cette fois, la Fondation ougandaise des victimes avait demandé son arrestation. Mais les juges avaient à l’époque refusé. La décision d’aujourd’hui a donc un parfum de revanche, alors que l’ancien dictateur est derrière les barreaux à Khartoum.

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