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Comores / Libye

Les familles de Comoriens disparus sur la route vers l'Europe se mobilisent

Des migrants secourus au large de la Libye par le navire humanitaire «Open Arms» de l'organisation humanitaire espagnole Proactiva Open Arms, ont débarqué à Lampedusa, le 20 août 2019.
Des migrants secourus au large de la Libye par le navire humanitaire «Open Arms» de l'organisation humanitaire espagnole Proactiva Open Arms, ont débarqué à Lampedusa, le 20 août 2019. REUTERS/Guglielmo Mangiapane

De nombreux Comoriens ont disparu sur la route vers l'Europe ces dernières années. Cette semaine, leurs familles ont pu rencontrer plusieurs fois le chef de mission de l'Organisation internationale des migrations (OIM) et le ministère des Affaires étrangères à Moroni pour les mobiliser.

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Ce sont des Comoriens, basés dans les pays de transit, qui promettent un passage sûr vers l'Italie à leurs compatriotes pour une coquette somme, explique Salim Abdou en tête de la délégation des familles des disparus. « Ils sont vendus par leurs propres frères, des Comoriens comme eux. Il y a ceux qu’on a attrapés en Égypte, ceux attrapés au Maroc, ceux attrapés au Soudan et finalement, la plupart finissent en Libye. On reçoit leurs photos, des messages depuis des prisons libyennes dont une appelée ‘Azawazad’. On voit plusieurs Comoriens autour d’eux donc nous avons la preuve que nos enfants sont vivants. »

Mohamed Youssouf a connu les prisons libyennes. Il est désormais aux côtés des familles dans leur combat : « En arrivant en Libye, on est allés dans une maison. On a dit qu’on avait déjà payé depuis le Soudan. Mais ils nous ont expliqué qu’eux été des bandits qui nous avait enlevés, qu’ils ne voulaient rien savoir. Chacun d’entre nous devait payer 5 500 euros. On est restés 4,5 mois dans la prison. Ils ne nous donnaient pas à manger et ne nous laissaient pas dormir. Il y avait des Somaliens et des Érythréens qui sont morts, d’autres qui sont là-bas depuis cinq ans ou plus. Nous, nos familles ont payé et on a été libérés. »

Les familles des disparus, plus de 100 à ce jour, espèrent rencontrer le ministre des Affaires étrangères pour qu’il prenne cette affaire en mains.

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