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Mauritanie

L'ex-président mauritanien Abdel Aziz dénonce sa mise à l'écart de l'UPR

Mohamed Ould Abdel Aziz, le 1er août 2019, à Nouakchott.
Mohamed Ould Abdel Aziz, le 1er août 2019, à Nouakchott. AFP

En Mauritanie, le fossé ne cesse de se creuser entre le nouveau président Mohamed Ould Ghazouani et son prédécesseur Mohamed Ould Abdel Aziz. Dans une conférence donnée ce 20 décembre, l’ex-chef de l’État a qualifié de folie et de « satanique » la décision prise le 21 novembre dernier par les députés et les conseils municipaux et régionaux, réaffirmant que le président Ghazouani est l’unique référence du parti au pouvoir, l’Union pour la République. Pour Ould Abdel Aziz, la Constitution interdit au chef de l’État de diriger ou de contrôler l’UPR.

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L'ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a organisé une conférence de presse au milieu de la nuit, à son domicile. Plusieurs hôtels avaient en effet refusé de l'accueillir, selon son entourage. Les médias officiels mauritaniens n'y ont pas assisté. Entouré seulement de deux des 27 membres d'une commission qui assure la gestion de l'UPR, le parti qu'il a fondé il y a 10 ans, il a dénoncé sa mise a l'écart de la scène politique.

Mohamed Ould Abdel Aziz estime que l'UPR lui tourne le dos : « Certains groupes parmi les acteurs politiques dans notre pays se sont délibérément inscrits dans une dynamique de piétinement et de violation des lois de la République en créant un nouveau concept qui ferait du président de la République en exercice LA référence du parti. Le président ne doit pas avoir la mainmise sur le parti. C’est une conception de folie, satanique, une conception irresponsable. »

Le « ménage » de Mohamed Ould Ghazouani

Pour l'ex-président, « ces groupes politiques sont en train de détruire ce que nous avons bâti ces dix dernières années en termes de promotion de la démocratie. Quand j’étais au pouvoir, je n’ai jamais accepté de personnaliser la gestion de l’UPR. Les responsables politiques qui travaillent aujourd’hui à la violation de la Constitution, sont les mêmes qui avaient fait campagne pour que je fasse un troisième mandat. Ce que j’ai refusé dans l’intérêt de la Mauritanie. »

L'élection d'une nouvelle direction de l'UPR est prévu lors d'un Congrès les 28 et 29 décembre. En août dernier, l'ancien chef de l'État mauritanien avait manifesté sa volonté de rester actif en politique en gardant le contrôle de l'UPR. Mais depuis, le nouveau président Mohamed Ould Ghazouani a fait le ménage. Il a limogé l'ancienne garde présidentielle et n'a conservé que six des anciens ministres dans son gouvernement. Il a également mis la main sur l'UPR.

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