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Mauritanie

Des députés veulent une enquête sur la gestion des biens publics sous Abdel Aziz

Des députés de l'opposition ont déposé une demande de création d'une commission d'enquête sur la gestion des biens publics sous la présience d'Abdel Aziz (image d'illustration)
Des députés de l'opposition ont déposé une demande de création d'une commission d'enquête sur la gestion des biens publics sous la présience d'Abdel Aziz (image d'illustration) STR / AFP

Des parlementaires de l’opposition mauritanienne réclament la mise en place d’une commission d’enquête sur la gestion des biens publics par le régime de l’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz, de 2009 à 2019. La demande de création de cette commission porte la signature de tous les députés de l’opposition représentée au Parlement.

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Les porteurs du projet ont organisé une conférence de presse jeudi au siège du Rassemblement des Forces démocratiques d’Ahmed Ould Dadah pour expliquer le bien-fondé de leur démarche.

Les parlementaires visent notamment, dans leur projet de commission d’enquête, la gestion par l’ancien régime des marchés publics, des ports, aéroports, mais aussi celle du trésor public. Idem pour des grosses entreprises, dont la société minière, la Snim.

Faire la lumière sur ces secteurs, pour situer les responsabilités et en tirer les conséquences, relève du domaine des priorités, selon Kadiata Malick députée de l’Union des forces de progrès.

« Nous avons estimé qu’il y avait une nécessité d’instituer une commission d’enquête parlementaire sur un certain nombre de domaines dans la gestion passée et nous pensons qu’il est de notre devoir de demander à ce qu’il y ait une enquête. Demande qui a été déposée au niveau du bureau de l’Assemblée et n’a pas encore connu de suite. »

Pour Mohamed Lemine Sidi Maouloud, un autre parlementaire, la démarche requiert même l’engagement des députés de la majorité. « Notre action doit aboutir. Nous n’accepterons aucune entrave. Nous agissons pour l’intérêt général. La lumière doit être faite sur la gestion de tous les dossiers. »

Interrogé sur le sujet, l’ancien président mauritanien a ironisé, citant un adage populaire selon lequel c'est celui qui engage une action qui en sera finalement la victime.

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