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Guinée Bissau

Présidentielle en Guinée-Bissau: les deux candidats s’accusent lors du duel TV

A la télé bissau-guinéenne: Domingos Simoes Pereira (gauche) et Umaro Sissoco Embalo (droite) sont les deux finalistes de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau.
A la télé bissau-guinéenne: Domingos Simoes Pereira (gauche) et Umaro Sissoco Embalo (droite) sont les deux finalistes de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau. RFI/Charlotte Idrac

Dernier jour de campagne ce vendredi 27 décembre en Guinée-Bissau avant le second tour de la présidentielle dimanche, dans un pays secoué par l’instabilité ces dernières décennies. Le scrutin opposera Domingos Simoes Pereira à Umaro Sissoco Embalo. Ils se sont faits face jeudi soir à la télévision.

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Les deux candidats se sont retrouvés jeudi soir pour un débat télévisé, exercice très rare dans le pays. Un débat qui a duré deux heures, entre les deux finalistes habillés exactement comme sur les affiches de campagne qu’on voit partout à Bissau. Domingos Simoes Pereira, chapeau et écharpe autour du cou, Umaro Sissoco Embalo et son éternel keffieh rouge et blanc sur la tête.

Un face-à-face rythmé, ponctué d’accusations ; le candidat du Madem G15, qui avait recueilli 27,65% des voix, a attaqué son rival sur le bilan du PAIGC ces dernières décennies, et sur de supposés liens avec les cartels de la drogue. Domingos Simoes Pereira, du parti historique PAIGC, arrivé largement en tête du premier tour avec plus de 40% des voix, a accusé son concurrent d’être allé « chercher de l’argent » « en Libye ou au Soudan ».

D’accord sur un point…

Sur le fond, les deux anciens Premiers ministres sont au moins d’accord sur un point : l’interprétation de la Constitution est facteur d’instabilité politique. Cette Constitution qui prévoit un système exécutif à deux têtes entre le président et le Premier ministre et qui a conduit à une valse de gouvernements ces dernières années.

Il ne reste que quelques heures pour convaincre, les derniers meetings sont prévus dans la capitale en fin de journée, chaque camp affiche sa confiance. Le PAIGC est arrivé largement en tête au premier tour, mais le candidat du Madem a reçu le soutien de poids lourds, des candidats arrivés en 3e, 4e et 5e position. Ce sera donc une équation entre mathématiques et politique.

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