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RDC

RDC: un an après l'élection présidentielle, Martin Fayulu ne veut rien lâcher

Martin Fayulu, à Bruxelles, le 9 mars 2019.
Martin Fayulu, à Bruxelles, le 9 mars 2019. NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP

Un an après l’élection présidentielle dont il revendique toujours la victoire, Martin Fayulu passait grand oral. C’est à travers un « message à la nation » de 32 minutes filmées depuis son hôtel que l’opposant s’est exprimé. Il campe sur ses positions.

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Martin Fayulu reste convaincu qu’il existe bien un deal entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. En plus d’exiger la publication du contenu de l'entente, il prône la rupture entre les deux hommes : « Je demande à monsieur Félix Tshisekedi Tshilombo de dire la vérité et toute la vérité sur le deal qu’il a signé avec monsieur Joseph Kabila. Je l’encourage à demander pardon au peuple congolais et à renoncer au deal. »

Un deal qui l'aurait privé de sa victoire, martèle-t-il dans son long message. Il refuse de tourner la page des élections : « Je presse monsieur Corneille Nangaa de la Céni de publier les résultats des élections présidentielles, législatives nationales et provinciales. Je prie le président de la Cour constitutionnelle de dire la vérité, rien que la vérité sur la proclamation des résultats définitifs. »

L’opposant malheureux parle désormais des affaires de corruption, que ce soit sous les règnes de Kabila ou de Tshisekedi : « Au nom du peuple, j’exige que toute la lumière soit faite sur toutes les affaires ténébreuses de corruption, notamment le projet Bukanga Lonzo qui semble être la plus grande escroquerie du temps depuis la zaïrianisation. L’affaire de 15 millions de dollars de décote sur la créance des sociétés pétrolières. »

Rien n’a en tout cas évolué dans ses prises de positions : il réclame des élections anticipées, précédées d’une série de réformes.

L’opposant s’est par ailleurs montré très attaché aux massacres de populations à Beni au Nord-Kivu, tout en dénonçant, à l’instar du cardinal Fridolin Ambongo, un plan de « balkanisation ». Plus de 3000 morts en cinq ans à Beni, selon la société civile. Fayulu a appelé à une marche, le 17 janvier prochain, pour pleurer ces victimes.

→ Lire aussi : Martin Fayulu (RDC): «Lamuka ne peut pas être vidée de son sens»

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