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Afrique du Sud

L'Afrique du Sud interdit aux réfugiés de s'adonner à des activités politiques

Des Congolais de Yeoville à Johannesburg manifestent pour un changement de régime en janvier 2018 (image d'illustration)
Des Congolais de Yeoville à Johannesburg manifestent pour un changement de régime en janvier 2018 (image d'illustration) WIKUS DE WET / AFP

Une loi en vigueur depuis le 1er janvier interdit aux réfugiés de pratiquer des activités politiques sous peine de se faire expulser d’Afrique du Sud. Elle durcit également les conditions d’entrée et les conditions de vie des réfugiés. Le gouvernement sud-africain ne s’est pas étalé sur les raisons de ces nouvelles réglementations, qui frustrent les membres des diasporas.

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Un petit attroupement a lieu dans le quartier de Yeoville. Comme tous les week-ends une trentaine de Congolais parlent politique. Paky habite en Afrique du Sud depuis 20 ans. Selon lui, la nouvelle loi ne fait pas sens. « Comment vous allez empêcher quelqu’un qui est demandeur d’asile de faire des activités politiques ? Parce que lui réclame que les choses puissent changer et qu’il puisse rentrer chez lui. »

A côté de lui, Willie s’y oppose aussi. Cette loi n’arrêtera pas ses activités. « Ils ne peuvent pas nous stopper. Nous étions déjà membres de partis politiques dans notre pays. Et c’est peut-être pour cette raison-là que nous nous sommes retrouvés ici. »

En substance, la loi semble piéger les réfugiés, désormais incapables de se battre pour leur droit, ni en Afrique du Sud ni dans leur pays d’origine. « Le gouvernement ne précise pas ce que constitue une activité politique dans ce cas, pointe l'avocate Sally Gandar de l’ONG Scalabrini. Ce qui rend l’interprétation de cette nouvelle loi difficile et vaste. La principale conséquence, c’est la réduction des droits des réfugiés et des demandeurs d’asile en Afrique du Sud. »

Les réfugiés seront expulsés s’ils votent, s’ils se présentent aux élections ou encore s’ils font appel aux services de leur ambassade en Afrique du Sud.

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