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Zimbabwe

Zimbabwe: des millions de personnes en proie à la faim

Une fermière dans un champ de maïs près de Bikita, au Zimbabwe (illustration).
Une fermière dans un champ de maïs près de Bikita, au Zimbabwe (illustration). AFP

Au Zimbabwe, le risque de famine n'a jamais été aussi fort, depuis dix ans. Plus de huit millions de personnes se trouvent actuellement en situation d'insécurité alimentaire dans le pays. Le PAM réclame 200 millions de dollars pour faire face à une catastrophe humanitaire annoncée.

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Suite à des sécheresses à répétition qui frappent le pays, depuis cinq ans, le Programme alimentaire mondial (PAM), avertit que les Zimbabwéens risquent de subir une pénurie de vivres d'ici la fin du mois de février.

Jointe par RFI, Deborah Nguyen, porte-parole de l'organisation en Afrique Australe, souligne que les Zimbabwéens ont déjà les pires difficultés pour se nourrir.

« Les éleveurs doivent vendre leur bétail pour pouvoir survivre. Même les agriculteurs n’ont plus de quoi nourrir leur famille. Donc, les familles ne mangent parfois qu’un seul repas par jour ou, parfois, ne mangent pas du tout pendant toute une journée. Les enfants sont déscolarisés puisque les familles n’ont plus les moyens de les envoyer à l’école. Les gens vendent tous les biens qu’ils ont pour pouvoir survivre, pour pouvoir s’alimenter. Dans les cas les plus difficiles, parfois, les gens ont recours à la prostitution pour pouvoir gagner un salaire et nourrir leur famille. En plus de cela, en parallèle, il y a une pénurie d’essence, ce qui rend toute l’activité économique difficile dans le pays, non seulement pour les agriculteurs mais aussi pour tout le restes de la population », a précisé Debrah Nguyen.

Une catastrophe humanitaire

Le PAM réclame 200 millions de dollars pour faire face à cette catastrophe humanitaire annoncée.

« On a prévu de doubler le nombre de personnes à qui on va distribuer de la nourriture. Nous allons passer de 2 millions à 4,1 millions de personnes, cette année, pour justement répondre à cette situation de crise. Cela veut dire qu’on va devoir importer 200 000 tonnes de vivres dans le pays et parfois on va devoir l’importer de pays qui sont assez éloignés puisque c’est toute la région de l’Afrique australe, cette année, qui souffre de la sécheresse. C’est une situation qui est très inquiétante puisque les crises sont de plus en plus récurrentes. Aujourd’hui, le PAM a besoin de 200 millions de dollars pour pouvoir répondre aux besoins humanitaires d’urgence. Mais ce qui est le plus important, c’est de pouvoir recevoir des fonds sur le plus long terme, pour pouvoir permettre à cette population de s’adapter aux chocs climatiques auxquels elles vont devoir faire face de plus en plus souvent », a ajouté Debrah Nguyen

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