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Niger

La représentante du HCR au Niger se rend à Agadez après l'incendie d'un camp

Des migrants dans un camp de transit à Agadez, au Niger (image d'illustration)
Des migrants dans un camp de transit à Agadez, au Niger (image d'illustration) BOUREIMA HAMA / AFP

La visite à Agadez de la représentante du HCR au Niger fait suite à l'incendie du camp de réfugiés situé à une quinzaine de km de la ville, ce week-end. Un incendie provoqué par des centaines de demandeurs d'asile soudanais pour dénoncer leur condition de détention et les délais d'attente pour obtenir une carte de réfugiés.

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Au premier jour de son déplacement à Agadez, la représentante du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a fait part de toute son émotion. « Ma réaction est celle d'une mère qui a cru en ses enfants, je me suis sentie trahie », a-t-elle déclaré à des journalistes sur place. Les enfants auxquels elle fait allusion, ce sont les réfugiés soudanais qui se sont révoltés ce week-end.

350 d’entre eux identifiés comme les meneurs de l’incendie sont en cours d’interrogatoire. Alessandra Morelli leur a rendu visite mardi mais confie qu’il y a eu peu d’échanges avec eux, la plupart préférant rester silencieux.

La représentante du HCR a tenu aussi à afficher sa solidarité avec les autorités locales, procureur, gouverneur et forces de sécurité…. L’objectif pour tous les acteurs est désormais d’évaluer les besoins médicaux, pour les demandeurs d’asile interpellés, mais aussi l’aide d’urgence à apporter sur le site détruit par le feu qui abrite toujours un millier de personnes.

Au-delà de la réponse immédiate quelle doit être également la stratégie à moyen terme pour apaiser la situation ? La réflexion est lancée mais la tâche s’annonce compliquée au vu de la défiance des réfugiés à l’encontre des humanitaires, mais aussi de la défiance d’une partie des habitants à l’encontre des réfugiés.

Les conditions sont difficiles parce qu’on parle d’un site humanitaire qui se trouve dans le désert du Sahara. Il est difficile de créer une logistique pour des sites humanitaires, pour amener l’eau… Et ils sont en attente, en attente de savoir si leur demande de protection comme réfugiés sera acceptée.

Alberto Barbieri

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