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Barkhane / Sahel / Terrorisme

Sahel: la force Barkhane remporte des succès tactiques contre les jihadistes

Avion d'attaque léger «Super-Tucano» photographié sur l'aéroport de Ouagadougou. Les premiers exemplaires avaient été livrés juste avant la chute du régime de Blaise Compaoré. (Image d'illustration)
Avion d'attaque léger «Super-Tucano» photographié sur l'aéroport de Ouagadougou. Les premiers exemplaires avaient été livrés juste avant la chute du régime de Blaise Compaoré. (Image d'illustration) RFI/Olivier Fourt

Au Sahel, la force Barkhane a multiplié les succès tactiques ces derniers jours, a indiqué l'état-major des armées françaises ce jeudi 9 janvier 2020. Depuis le 20 décembre, une cinquantaine de terroristes ont été mis hors de combat et plus d'une dizaine de motos et véhicules lourdement armés ont été détruits. Des réussites militaires qui interviennent juste avant le sommet de Pau, qui doit réunir, le lundi 13 janvier, le président français et les chefs d'État du G5 Sahel.

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Pour certains experts, la situation au Sahel en décembre dernier était hors de contrôle. Le chaos orchestré par les groupes jihadistes, sans que les États locaux ni l'intervention française ne trouvent de réponse, progressait inexorablement. Les revers, il est vrai, s'accumulaient pour les armées présentes sur ce théâtre : le 25 novembre, treize soldats français trouvaient la mort ; début décembre, l'armée nigérienne subissait ses plus lourdes pertes lors de l'attaque du camp d'Inates faisant 71 tués. Le Mali a connu un automne sanglant avec 140 soldats tués.

La tendance va-t-elle s'inverser ?

Ces dernières semaines, cependant, la tendance semble s'inverser. Le 20 décembre, la force Barkhane a neutralisé une quarantaine de terroristes dans la région de Mopti, en frappant pour la première fois avec un drone Reaper. Dix jours plus tard, une nouvelle opération dans la même région permettait d'éliminer une dizaine de terroristes ; des motos, des véhicules lourdement armés étaient saisis ou détruits.

Et le 24 décembre, la coopération entre les armées de l'Air burkinabè et française permettait de mettre en déroute un groupe armé terroriste, une première. Le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major des armées, en fait le récit : « Le 24 décembre dernier, en réaction à une attaque contre un détachement militaire burkinabè à Arbinda, qui est située donc au nord du Burkina Faso, une patrouille de deux Mirage 2000D de la base aérienne de Niamey, a décollé sur alerte afin de réaliser, pour la première fois, une opération conjointe avec les forces aériennes burkinabè. Le contact radio avec l’avion Super-Tucano burkinabè a été immédiat et a permis d’établir rapidement la situation tactique ».

« Coordination étroite »

Ainsi, poursuit Frédéric Barbry, « le premier chasseur-bombardier Mirage a ensuite réalisé de l’appui aérien au profit du camp et des troupes au sol, tandis que le deuxième avion a recherché toute activité suspecte autour de la zone, ce qui a permis de détecter un groupe d’une dizaine de motos ennemi. Le Mirage 2000 a alors guidé l’avion burkinabè vers la cible de façon à ce qu’il puisse la neutraliser. Cette opération constitue une première en matière de coopération entre les Mirage 2000D français et l’armée de l’Air burkinabè. Une opération conjointe réussie grâce à une coordination étroite qui a permis d’être efficace depuis les airs entre les équipages français et burkinabè ».

Ces derniers jours, la force Barkhane et ses alliés du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) sont donc parvenus à porter de rudes coups aux katibas jihadistes. Si la guerre est loin d'être finie, ces succès néanmoins tombent à pic à la veille du sommet de Pau.

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