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Tunisie

Tunisie: Gabès tarde à ne plus être l’une des villes les plus polluées d’Afrique

La pollution a aussi atteint le patrimoine de Gabès, la nappe phréatique de son oasis, seule oasis maritime en Méditerranée.
La pollution a aussi atteint le patrimoine de Gabès, la nappe phréatique de son oasis, seule oasis maritime en Méditerranée. Elcèd77/Wikipedia

En Tunisie, la ville de Gabès, dans le sud tunisien, est polluée par la présence d’une zone industrielle, dominée par le groupe chimique tunisien qui transforme et valorise le phosphate. Selon un rapport de l'Union européenne paru en 2018, rien que la pollution aérienne de la ville provient à 95% des unités du groupe chimique tunisien.

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En Tunisie, la ville de Gabès est l’une des plus polluées d’Afrique selon l’Organisation mondiale de la santé. Khaireddine Debaya est initiateur du mouvement StopPollution, cela fait des années qu’il milite face au manque d’action pour atténuer le phénomène.

Il explique comment la ville s’est transformée avec la présence du groupe chimique tunisien : « Depuis les années 1972, l’État tunisien a décidé d’installer le groupe chimique à Gabès dans un modèle de développement basé sur installer des pôles économiques dans chaque région, et Gabès a été choisie comme un pôle industriel. Et dès les années 1980, les habitants de Gabès ont commencé à voir et à observer les impacts graves de la pollution : la pollution de la mer, la pollution de l’air. »

Une eau de mer boueuse avec des métaux lourds en suspension, résultats des rejets de phosphogypse de l’usine. La pollution a aussi atteint le patrimoine de Gabès, la nappe phréatique de son oasis, seule oasis maritime en Méditerranée.

« Chatt Salem est une la zone unique en Méditerranée où la mer touche l’oasis et on trouve les 3 kilomètres de l’oasis, maintenant, comme une zone morte avec du sable noir. Mais ce n’est pas du sable c’est du phosphate », poursuit Khaireddine Debaya.

Les actions répétées de la société civile depuis la révolution ont permis de parvenir à des négociations avec le gouvernement pour démanteler et délocaliser les unités loin de la mer d’ici 2030, mais le processus qui devait démarrer en 2018 tarde à se mettre en marche.

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