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RDC

RD Congo: la police met fin à une manifestation de Martin Fayulu et ses proches

Des officiers de police battent des membres de l'équipe de Martin Fayulu, au cours d'une manifestation organisée le 30 juin 2019 à Kinshasa. (Archives)
Des officiers de police battent des membres de l'équipe de Martin Fayulu, au cours d'une manifestation organisée le 30 juin 2019 à Kinshasa. (Archives) Alexis HUGUET / AFP

A Kinshasa, la police a empêché la tenue d’une marche organisée par Martin Fayulu et les membres de la coalition Lamuka. L’opposant qui revendique toujours la victoire à la présidentielle de décembre 2018 voulait marcher pour, dit-il, marquer sa solidarité avec les victimes des tueries dans l’Est du pays et dénoncé ce qu’il appelle le projet de balkanisation de la RDC.

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La messe d’action de grâce terminée, Martin Fayulu, ses proches collaborateurs, et des centaines de militants se positionnent sur le boulevard Lumumba. Tout de blanc vêtus, ils débutent la marche. Rapidement, la police oblige Fayulu à embarquer dans un véhicule. Le long de la chaussée, en chantant, les militants accompagnent leur leader.

En cette journée de commémoration de la mort du tout Premier ministre du Congo Patrice Lumumba, assassiné en 1961, la mairie de Kinshasa avait interdit l’organisation de cette marche. Après une heure de procession, les esprits s’échauffent. « Nous sommes en train de marcher, de manifester pacifiquement et vous voyez comment la police est en train d’escorter le président élu de la République démocratique du Congo. »

« Les Congolais ont compris »

Les premiers gaz lacrymogènes sont lancés. Il y a également quelques interpellations parmi les manifestants. C’est dans ce contexte que le député Ados Ndombasi a été bousculé sans ménagement par des policiers. « Nous, on circule calmement et la police est venue nous menacer, nous toucher. En tant que député de l’assemblée nationale, on ne nous respecte pas malheureusement »

A quelques 300 mètres du point de chute de la manifestation, la police s’interpose. Les dernières grenades lacrymogènes sont lancées. L’itinéraire est dévié. L’escorte de la police avec la jeep de Fayulu au milieu accélère jusqu’à Faden House, l’hôtel de Martin Fayulu.

Là, l’ancien candidat à la présidentielle a adressé un message à Félix Tshisekedi. « Il doit renoncer au deal qu’il a signé avec M. Kabila. Il doit comprendre que tous les Congolais ont compris. »

22 interpellations à Kinshasa

Au total, le commissaire Kasongo a fait interpeller 22 militants, accusés d’avoir jeté des pierres ou de troubler l’ordre public. Le numéro un de la police à Kinshasa assure ne les avoir libérés qu’en raison de la signification particulière de cette journée. La coalition Lamuka dénonce une soixantaine d’interpellations à travers le pays, des blessés légers et la violation du droit de manifester.

Car outre Kinshasa, il y a eu au moins dix départs de manifestations à travers le pays. Dans l’est de la RDC, les marches se sont plutôt bien passées à Goma, Beni, Butembo et même Uvira où la marche était pourtant interdite. Manifestation sans incident majeur à Kikwit, l’un des fiefs de Martin Fayulu. A Bunia, en revanche, la manifestation a été dispersée, tout comme à Isiro, dans les Kasai, à Kananga et Tshikapa.

Pour la suite, Martin Fayulu prévoit de se rendre à Mbandaka, dans la province de l’Equateur avant la fin de ce mois.

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