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Afrique du Sud

Afrique du Sud: réouverture de l'enquête sur la mort de Neil Aggett

Le commissariat central de police à Johannesburg, anciennement connu sous le nom de John Vorster Square.
Le commissariat central de police à Johannesburg, anciennement connu sous le nom de John Vorster Square. GULSHAN KHAN / AFP

En Afrique du Sud, c’est une nouvelle étape pour faire la lumière sur un dossier noir de l'Apartheid. Lundi 20 janvier, la justice a décidé de rouvrir l'enquête sur la mort de Neil Aggett. Elle sera suivie de près par les militants des droits de l'homme qui doutent de la volonté du gouvernement sud-africain de faire la lumière sur ce passé gênant.

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Ce médecin, syndicaliste blanc et militant anti-apartheid avait été retrouvé mort, le 5 février 1982, pendu dans sa cellule du quartier général de la police de Johannesburg. La justice de l'époque avait rapidement conclu à un suicide. Une version qu'a toujours contestée sa famille. Lors de ses travaux de 1996 à 1998, la Commission vérité et réconciliation, a renvoyé ce dossier au parquet pour qu'il poursuive deux policiers inquiétés dans cette affaire.

Il aura donc fallu attendre 20 ans, et la mort des deux principaux suspects, pour que l'affaire de Neil Aggett soit enfin rouverte. Devant la haute cour de South Gauteng, le procureur Jabulani Mlotshwa, a fait preuve hier de fermeté. « Nous allons démontrer que certains procureurs, docteurs et mêmes officiers de justice ont laissé les services spéciaux de la police de l'époque avoir des pratiques illégales et meurtrières », a-t-il déclaré.

Un discours volontaire qui tranche avec ce qui a été jusqu’ici l'attitude de la justice sud-africaine vis-à-vis des affaires du temps de l'Apartheid. D'après le procureur Mlotshwa, 67 personnes sont mortes durant leur détention au quartier général de la police de l'époque. La Commission vérité et réconciliation, à la fin de ses travaux en 1998, a quant à elle transmis plus de 300 affaires à la justice, recommandant qu'elles soient rouvertes.

Jusqu'à hier, un seul dossier avait été repris : celui d'Ahmed Timol, autre militant anti-apartheid, mort défenestré du 5e étage du quartier général de la police. Quarante-sept ans plus tard, un policier à la retraite a été inculpé en 2018. Son procès n'a toujours pas eu lieu, retardé par de multiples appels.

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