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Libye

[Reportage] Conférence de Berlin: les Tripolitains jugent durement les résultats

Dans un marché de la vieille ville de Tripoli, en Libye, le 16 janvier 2020.
Dans un marché de la vieille ville de Tripoli, en Libye, le 16 janvier 2020. REUTERS/Ismail Zitouny

Au lendemain de la conférence de Berlin sur la Libye, les Tripolitains jugent sévèrement les résultats. Aucune mesure contraignante n'a été décidée pour imposer un cessez-le-feu. Les combats se sont d'ailleurs fait entendre lundi depuis le centre-ville. Même dans les lieux les plus épargnés de Tripoli, l'heure est au pessimisme.

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Ne pas se fier aux apparences. Dans le quartier chic de Al-Andalous, en bord de mer, les cafés font le plein comme d’habitude. Pourtant, les clients font grise mine après la conférence de Berlin qu’ils considèrent comme un échec. À l’image de Salah, qui en veut particulièrement à l’Union européenne : « Je suis déçu, car je croyais que cette conférence allait sauver les Libyens, et non sauver la situation de Haftar. »

Pour le commerçant de 44 ans, Berlin a confirmé que le soutien militaire des Turcs est devenu inévitable. « Il n’y a plus qu’une solution : obliger les forces de Haftar à quitter la région de Tripoli. Sans ça, il sera difficile de trouver une solution, une solution pacifique, je veux dire. »

La maison de Sofiane Gritli se situe à seulement 6 km du front. Le père de famille envisage donc sérieusement l’exode : « On envisage de quitter le pays et de devenir des migrants. Exactement comme il s’est passé en Irak et en Syrie, même si on en tant que Libyens on le veut pas. Je pense que la situation est pire qu’en 2011. Aujourd’hui, il s’agit d’une guerre civile, tribale et politique. »

En 2011, Sofiene Gritli avait refusé de partir, ayant confiance dans l’OTAN et la communauté internationale pour épargner la population et reconstruire le pays.

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