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Gabon: les avocats de Brice Laccruche portent plainte contre X en France

Le tribunal de grande instance de Paris (image d'illustration).
Le tribunal de grande instance de Paris (image d'illustration). RFI/Jan van der Made

Les avocats de Brice Laccruche Alihanga, l'ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo, et de son frère Grégory Laccruche, portent plainte en France, contre X, pour « détention arbitraire, violences volontaires et menaces de mort ». Ils sont tous les deux incarcérés au Gabon dans le cadre de l’opération Scorpion.

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La plainte a été déposée hier mardi au tribunal de Paris. Brice et Grégory Laccruche Alihanga qui ont la double nationalité franco-gabonaise sont incarcérés pour détournements de fonds. Leur avocat Me Dominique Inchauspé déclare à RFI que « l’ensemble des décisions juridiques au terme desquelles ils se sont retrouvés en détention sont parfaitement arbitraires et illégales. Il y a eu des prolongations de garde à vue au-delà des maximums légaux. Vous n’avez pas d’accès aux dossiers, pas de discussions avant l’incarcération, etc. »

Pour lui, leur double nationalité leur donne tout à fait le droit de porter plainte pour détention arbitraire : « Je vous donne un exemple : il y a 4,5 ans, une avocate franco-camerounaise était incarcérée par des décisions de juges d’instruction au Cameroun, il y a eu une plainte pour détention arbitraire acceptée au tribunal de Paris. »

Noureddin Bongo visé indirectement

Si la plainte est formulée contre X, Me Inchauspé considère que celle-ci vise clairement les personnes responsables de la détention :« Formellement, c’est une plainte contre X, mais nous désignons clairement les personnels judiciaires qui sont intervenus dans l’ensemble du processus. Parmi les personnes qui ont concouru à cette détention arbitraire, nous citons M. Noureddin Bongo qui semble avoir joué un rôle prépondérant dans l’instigation de toute cette opération. Et l’instigateur est considéré en droit français comme l’auteur ou le co-auteur de l’infraction ».

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Nourredin Bongo Valentin, le fils du chef de l'État gabonais, qui a été récemment nommé coordinateur général des affaires présidentielles est donc cité dans la plainte. Ce qui a fait réagir la porte-parole de la présidence gabonaise Jessye Ella Ekogha :  

« Nourredin Bongo Valentin n’a aucune fonction dans l’appareil judiciaire. Donc, il ne peut pas être tenu responsable des poursuites, ce qui est du ressort du procureur de la République. Ensuite, en tant que ressortissant français, Brice Laccruche Alihanga a le droit de saisir la justice française. Cependant, il faut se rappeler que dans le cadre d’infraction pénale, c’est la territorialité de l’infraction qui prévaut, précise-t-elle. Pour faire simple, c’est la loi gabonaise qui est applicable et c’est la justice gabonaise qui rendra les décisions. Maintenant, en cas de condamnation de monsieur Brice Laccruche Alihanga, la justice gabonaise, les autorités gabonaises ne manqueront pas de faire appel à la coopération judiciaire, notamment de la France pour retrouver les sommes d’argent volées au peuple gabonais ».

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