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Un an de Félix Tshisekedi au pouvoir en RDC: où en sont les réformes promises?

Félix Tshisekedi avec un exemplaire de la Constitution dans la main, lors de la cérémonie d'investiture, à Kinshasa, le 24 janvier 2019.
Félix Tshisekedi avec un exemplaire de la Constitution dans la main, lors de la cérémonie d'investiture, à Kinshasa, le 24 janvier 2019. TONY KARUMBA / AFP

Il y a un an, Félix Tshisekedi, fils d'Étienne, opposant historique en République démocratique du Congo, était investi président. Après douze mois de gouvernance, le bilan des réformes annoncées est en demi-teinte.

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Félix Tshisekedi s’est rendu populaire dans les premiers mois en multipliant les mesures emblématiques comme l’ouverture de l’espace démocratique avec la libération des prisonniers et le retour des exilés politiques, ainsi que l’autorisation de manifester sur tout le territoire.

La gratuité de l’enseignement primaire, sa mesure phare, est sans doute la plus populaire tant l’éducation des enfants pesait sur le portefeuille des Congolais.

A l’école primaire Kilimani, dans l’un des quartiers huppés de Kinshasa, cette année, au registre, il y a plus de 1 800 élèves, c’est 6 fois plus que l’an dernier.

Mais avec ces réformes annoncées, à chaque fois, au bout de quelques semaines, il y a toujours un hic. Depuis presque six mois, les interdictions de manifester se multiplient, les atteintes à la liberté de la presse aussi. La gratuité coûte trop chère pour être entièrement financée cette année encore et des dizaines de milliers d’enseignants continuent de ne pas être payés.

Marchés sans appels d’offres

Même scénario pour son plan des 100 jours : beaucoup de grands projets d’infrastructures très attendus, promis pour certains depuis Mobutu. Par manque de moyens, de préparation, le programme des 100 jours s’enlise et les gouverneurs ainsi que les populations s’impatientent.

Finalement, le point le plus sombre reste la gouvernance économique. Le taux de change dévisse et les prix montent en flèche. Pour ne rien arranger, il y a aussi quelques affaires qui ont été largement relayées par la presse et les réseaux sociaux, des marchés sans appels d’offres aux montants astronomiques, aux suspicions de détournements de fonds publics.

La présidence de la République fonctionne comme un gouvernement bis

 À lire aussi : Présidence de Félix Tshisekedi : un an après, quel bilan politique?


■ RDC : « Évitons les discours intempestifs » (ministre pro-Kabila)

Voilà un an, jour pour jour, que Félix Tshisekedi préside la République démocratique du Congo, mais ce n'est pas simple. Il doit cohabiter avec un Parlement tenu par son prédécesseur, Joseph Kabila. Dans son propre gouvernement, les deux tiers des ministres sont pro-Kabila. Willy Bakonga est l'un d'entre eux. Il est ministre d’État, ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et technique. La cohabitation, c'est comment ? De passage à Paris, ce ministre pro-Kabila répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

Willy Bakonga, ministre d'État, ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et technique de la République démocratique du Congo.
Willy Bakonga, ministre d'État, ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et technique de la République démocratique du Congo. eduquepsp.education

Dans un pays, et surtout l’alternance, il ne peut pas manquer de petits couacs. C’est normal. Dans une jeune démocratie, il est normal que tout ne soit pas rose. Mais avec la volonté clairement affichée par les deux leaders, la coalition au pouvoir a de beaux jours et je sais que la suite sera heureuse.

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